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Oops, I did it again - Jesca

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ENFORCE THE LAW

J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Mer 21 Oct - 20:01



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Cernée mais de bonne humeur, c'est comme ça que Prisca arriva au Centre aujourd'hui. En effet, la jeune femme n'ayant pas encore fini ses études, elle devait travailler assez durs ces dernières semaines pour pouvoir obtenir son année, afin d'être admissible au concours qui lui permettrait de devenir avocate. Cependant, comme ça avait toujours été son rêve de le devenir, la jeune femme n'hésitait pas à plancher deux fois plus qu'il ne le fallait pour réussir.
De plus, la jeune femme avait acceptée un job au centre en tant qu'assistante de James Haunt, le Juriste. Elle devait, pour compléter sa formation, faire des parties de stages, et elle avait donc conclu un accord entre son école et le Centre pour ne pas avoir à en partir tout en continuant ses études et en les menant à bien. Car depuis le temps qu'elle était ici, le Centre était devenu la seconde famille de Prisca. Et pour Prisca, la famille, c'était plus que sacrée. C'était le genre de personne à tout sacrifier pour sa famille : ses études, son job, tout ce qu'elle avait. Elle avait été élevée comme ça.
Mais ce qui faisait aussi que Prisca avait des cernes sous les yeux, c'était que peu de temps auparavant, Aaron, l'homme avec qui elle partageait sa vie depuis qu'elle était arrivée au Centre il y a maintenant sept ans de cela, l'avait demandé en Mariage. Et depuis ce jour là, Prisca ne passait pas un seul de ses temps libres sans planifier les moindre détails ce mariage qui devait avoir lieu à la fin de l'année.
Voici les raisons qui étaient la cause du manque de sommeil de la jeune femme. Mais ce n'était pas une raison pour elle pour ne pas être de bonne humeur. C'est donc à coups de "Bonjour !" enjoués qu'elle parcourut le peu de chemin qui la menait de l'entrée du bâtiment à la salle du personnel.
La première chose qu'elle fit, en arrivant dans la pièce, c'est de la balayer des yeux pour voir si Aaron était déjà parti en cours ou non. Car le jeune homme se levait toujours plus tôt que Prisca pour partir au Centre. Cependant il n'était pas là. Mais ce n'est pas pour autant que le sourire fixé sur les lèvres de la jeune femme s'évanouit. Car elle avait aperçu, dos à la porte d'entrée, accoudé à une des fenêtre, une chevelure qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle s'avança alors doucement vers le jeune homme, tout en passant prendre deux gobelets de café à la cafetière.

« "Oh, merci beaucoup Prisca pour ce très bon café !" »

La jeune femme avait tant bien que mal imité la voix de Jesse, tout en agrandissant son sourire et en lui tendant son gobelet de café.
Jesse. Le frère d'Aaron, son beau-frère. Mais tellement plus que ça a la fois... C'était un des amis les plus fidèles qu'elle est pu avoir, et pourtant Prisca était quelqu'un qui avait tendance à se lier facilement aux gens.



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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Jeu 22 Oct - 13:01

Oops
I did it again
Prisca
feat.
Jesse


 

 



 

 

You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 

« A moi les cinquante dollars qu’on a parié ! » s’exclama Sam Headey en posant lourdement son bras autour de mes épaules. « Les Buffalo Bills se sont fait laminer par les Jacksonville Jaguars hier soir avoue-le ! ». Je soupirais exagérément fort alors que Sam, lui, s’agitait autour de moi comme un enfant qui aurait mangé trop de sucre pour pouvoir rester calme. Il avait beau être mon meilleur ami, parfois je me demandais comment je faisais pour le supporter à longueur de journées. « Je vais te les filer tes cinquante dollars, t’en fais pas mec ! T’es ruiné ou quoi, pour être aussi regardant sur l’argent que je te dois ? » demandais-je alors en continuant d’avancer dans les couloirs du Centre, une fois que Sam ait daigné me lâcher. « Te voir admettre ta défaite vaut tout l’or du monde, Stevens ! » rétorqua-t-il avec un sourire gigantesque. Malgré moi, il me tira un sourire puis en secouant la tête, je venais lui donner un billet de cinquante dollars que j’étais allé retirer le matin même en prévision. « Ce n’est pas parce que Jacksonville gagne ce match, qu’ils sont meilleurs que les Buffalo Bills. Eux, ils sont carrément indétrônables ! »

Et voilà comment s’entamait alors un de nos interminables débats animés sur le football américain dont nous étions tous les deux amateurs. Le football américain c’était toute ma jeunesse. Bien que je n’ai jamais eu les moyens de pouvoir entrer dans une équipe de football américain, je me souvenais que les soirs où, en rentrant du garage, je m’installais devant la télévision pour regarder un match était des moments que j’appréciais. Sans trop savoir pourquoi, le football américain me faisait rêver. Pourtant je n’avais aucun sentiment de patriotisme caché derrière tout cet engouement, puisque étant australien, je ne supportais pas l’équipe professionnelle de ma ville. Mais ces quelques moments où je regardais les matchs étaient des moments d’évasion en quelque sorte, moments où je finissais par oublier qu’il faudrait que je retourne au garage le lendemain pour nous assurer de quoi payer les factures et les frais de scolarité d’Aaron. Parfois je me surprenais à rêver d’aller au Lycée, pour tenter d’intégrer une de ces équipes de football universitaires, pour espérer me faire repérer par un recruteur et espérer rejoindre un jour un équipe professionnelle. Parfois je me surprenais à envier Aaron qui allait au Lycée et menait une vie d’adolescent normal. Mais la réalité mettait en général rapidement un terme à ce genre de rêveries absurdes, car je n’aurais jamais pu aller au Lycée, notre niveau de vie plus que médiocre ne nous le permettait pas. Alors j’avais fini par conclure un deal avec Aaron, résigné par notre condition : je travaillais pendant qu’il allait en cours et le soir, en échange, il me donnait ses cours pour que je puisse un minimum m’éduquer. Certes c’était loin d’être une vie de rêve, mais j’avais semble-t-il fini par m’y accommoder.

Bien évidemment, depuis ma mutation, ma vie avait radicalement changé. Grâce au généreux salaire que me desservait le Centre chaque mois, je ne connaissais plus la crainte des fins de mois et des factures à payer. Voilà longtemps que je n’avais plus à prendre de douche froide ou à vivre dans le noir parce que je n’avais pas de quoi payer les factures d’électricité. Et bon sang ce que c’était agréable. Je ne roulais pas sur l’or, mais je n’aurais su en demander plus. J’avais déjà bien plus que ce dont j’avais réellement besoin. Ma vie à New York avait toujours été en rupture totale avec mon passé à Melbourne, j’avais désormais des loisirs et ma vie entière n’était pas conditionnée par mon emploi et mes problèmes d’argent. Je me considérais désormais comme chanceux, j’avais un salaire plus que correct pour quelqu’un comme moi qui n’avait pas le moindre diplôme, contrairement à mon frère qui, lui, avait eu l’occasion de faire des études poussées. Malgré moi parfois, des vagues de rancœur contre Aaron me submergeait, c’était mon sacrifice qui lui avait voulu une telle réussite dans ses études, mais paradoxalement si c’était à faire, je le referais. J’avais après tout passé mon enfance à protéger mon petit frère de l’injustice de la vie, à préserver son innocence le plus longtemps possible.

« Mais bien-sûr, c’est ce que nous verrons pendant le Super Bowl ! A ta place je commencerai à faire des économies. » répondit Sam sans se dépeindre de son sourire un instant. « Oh on se calme les gars » intervint alors Aaron qui se trouvait déjà dans la salle du personnel dans laquelle nous venions tout juste d’entrer avec Sam. « Et à ta place Sam, je ferai attention, la recherche ça ne paye pas si bien que ça ». « Malheureusement, il me semble que l’enseignement est encore moins rentable concernant le salaire à la clé » rétorqua aussitôt Sam, histoire de défendre sa profession un minimum. La conversation prit fin sur nos éclats de rire respectifs. Quelque part, la famille que nous n’avions jamais eue avec Aaron, nous l’avions finalement trouvée ici. Il allait se marier d’ici quelques mois, avec Prisca une jeune femme pour le moins séduisante et intéressante. Elle n’avait rien des autres filles, du moins, elle avait quelque chose en plus qui faisait toujours qu’elle ressortait par rapport aux autres, elle semblait au-dessus, sans en être consciente (ce qui ajoutait à son charme, il fallait l’avouer). Je me souvenais avoir toujours été intrigué par cette jeune femme, non pas qu’elle me plaisait particulièrement, mais elle avait ce je-ne-sais-quoi qui semblait faire la différence et ça Aaron ne l’avait pas loupé. Il était tombé amoureux d’elle en un clin d’œil et leur histoire semblait marcher comme sur des roulettes, si on omettait le petit secret que Prisca et moi avions choisi de garder pour nous, pour le bien de tous. Après tout, une histoire de plusieurs années n’avait pas le droit d’être mise en péril par une seule malheureuse soirée. Le silence était revenu dans la salle du personnel, Sam et Aaron ne s’étant jamais parfaitement entendu à cause de caractère un peu trop protecteur de Sam sans doute. Et puis nous étions désormais tous concentrés, prêts à reprendre notre rôle au sein du Centre. Sam ne tarda pas à enfiler sa blouse blanche avant de quitter la salle du personnel pour rejoindre les laboratoires du Centre, situés dans les sous-sols du bâtiment. Quant à Aaron, il sortit de son casier une pile de copies qu’il devait rendre à ses élèves.

« Tu viens toujours au restaurant ce soir ? Il y aura les parents de Prisca, Sam a dit à Prisca qu’il serait là » me demanda Aaron alors qu’il était sur le point de regagner sa classe. « Hhm, je pense oui. Toujours le restaurant à l’angle de la 5ème avenue et de la 13ème rue ? ». « Toujours oui » répondit-il en disparaissant. Mon service ne commençait que dans une demi-heure, je prenais alors le temps de me préparer, d’enfiler ma tenue d’agent du Centre, qui ressemblait de loin à un uniforme militaire mais noir et gris avec un blason du Centre au niveau de la poitrine sur la gauche. J’étais fier de porter cet uniforme, de faire partie de l’élite du Centre en somme, puisque nous assurions la cohésion du Centre. Je devais justement d’ici deux heures aller chercher un mutant particulièrement dangereux qui était transféré au Centre depuis Seattle, et j’avais rendez-vous dans une demi-heure avec le Directeur et les autres agents sur la mission pour un petit rappel du cas que nous aurions à traiter afin de diminuer au maximum le risque d’incident pendant son rapatriement au Centre. Alors que je lisais le dossier de ce mutant, j’entendais soudainement une voix derrière moi. Je mis un petit temps avant de reconnaître la voix en question, car si elle me disait quelque chose, le timbre ne semblait pas le même que d’habitude. Et pour cause, Prisca essayait visiblement de m’imiter. Je me tournais alors vers elle avec un sourire amusé en levant les yeux au ciel. « Heureusement que tu as décidé de devenir avocate plutôt que comédienne. » répliquais-je alors en attrapant le café qu’elle me tendait poliment. « Mais merci beaucoup Prisca pour ce très bon café ! » Elle esquissait alors une petite moue qui m’arracha un nouveau sourire alors que je portais le café à mes lèvres. Evidemment je me brûlais, mais c’était plus fort que moi, il fallait toujours que je sois impatient. Cependant j’essayais de faire mine de rien, détournant la conversation sur un autre sujet. « Aaron veut que je vienne au restaurant ce soir avec tes parents et ton frère, tu penses réellement que c’est une bonne idée ? » lui demandais-je alors sincèrement en plongeant mon regard au fond de ses yeux incroyablement bleus. Après tout, je ne faisais pas réellement partie de la famille et être la pièce rapportée, la cinquième roue du carrosse n’avait jamais été quelque chose que j’appréciais. Mais surtout, je ne voulais pas mettre Prisca mal à l’aise devant ses parents et Aaron à quelques mois de leur prochaine union. Bien que cette fameuse nuit remonte à plusieurs années désormais, ce n’était pas le genre de choses qu’on finissait par oublier. « Tu sais, il suffirait que je dise à Aaron et Sam que j’ai une réunion à cause du mutant de Seattle, ça sera réglé. »
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Jeu 22 Oct - 20:21



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
La jeune femme fit une mine bouche-bée, pour montrer à quel point elle était - faussement - offensée que Jesse ait pu sous-entendre qu'elle était une très mauvaise comédienne. Elle savait, bien-sur, qu'elle avait bien fait de choisir avocate plutôt que comédienne, ses parents et son frère lui avaient toujours fait comprendre depuis toute petite que la comédie n'était pas pour elle lorsqu'elle essayait de faire son show lors des dimanches en famille.Mais après tout, de quoi se permettait-il celui là ?
La jeune femme finit par faire une petite moue, faisant mine de bouder le jeune homme, ce qu'il le fit sourire. Elle put voir également que le jeune homme voulait cacher le fait qu'il s'était brûlé en voulant boire son café trop vite, mais elle ne s'y attarda pas car le changement de sujet de Jesse fonctionna à merveille. En effet, ce dont il lui parla ensuite était beaucoup plus captivant et surtout beaucoup plus important que de parler de café pendant des heures.
La soirée au restaurant, qui devait se passer le soir même.
Les parents de Prisca avait prévu de venir de San Francisco pour quelques jours, avant de planifier de vive-voix les derniers détails du mariage. De son mariage, avec Aaron. Qui devait avoir lieu dans quelques mois. Bien sur, elle était heureuse que ce moment approche à grand pas, mais elle était aussi très stressée, quand aux préparatifs. Elle passait beaucoup de temps à essayer de planifier les moindres détails, les moindres petits imprévus qui pourraient arriver. Elle savait qu'elle ne pourrait pas tout prévoir, mais elle n'y pouvait rien, la jeune femme était un peu perfectionniste sur les bords.

Elle fit alors un petit soupire, en pensant à la soirée qui s’annonçait plutôt stressant, et releva le regard. Elle tomba sur celui de Jesse, qui attendait sa réponse. Elle savait bien sur très bien pourquoi il lui posait, et elle savait ce qu'elle avait envie de répondre. Mais est-ce la même chose que ce qu'elle devrait répondre ? Car, dans sa tête, c'était clair que Jesse pouvait et devait même participer à cette soirée. C'était le frère du marié. Son frère à elle venait bien, alors pourquoi pas lui ? Ça aurait été légitime.
Mais, même après quelques années, la jeune femme ne pouvait oublier la seule fois de sa vie où elle avait perdu le contrôle. Car cela finissait par l'affecter dans toutes les grandes réunions de famille. Même si seuls les deux jeunes gens étaient au courant, elle avait l'impression, par moment, que le fait qu'elle avait trompé Aaron avec Jesse pouvait se lire sur son front.
Après plusieurs dizaines de secondes de réflexion, la jeune femme finit enfin par sortir de son silence.

« Tu sais très bien que tu as largement ta place parmi nous, Jesse... Et ce n'est pas moi qui va te dire de ne pas venir. De plus, si c'est Aaron qui te le demande, il faut que tu acceptes. »

Elle finit sa phrase par un sourire tendre, comme elle savait si bien faire. Celui qui arrivait à effacer tous les malheurs de l'homme qui se tenait en face d'elle.
Elle se tourna ensuite vers la fenêtre, s'adressant quand même toujours à Jesse.

« Et puis, il faut bien quelqu'un pour me soutenir moralement. Aaron et Sam n'arrivent pas à prendre le sujet du mariage à la rigolade - même si je sais que ne le fait pas souvent moi non plus. Mais ils leur arrivent parfois de finir par se prendre la tête. Enfin, tu connais Sam... Et son sale caractère de grand frère un peu trop protecteur qu'il peut avoir... La dernière fois qu'il est venu manger à la maison, quand tu n'étais pas là, j'ai cru que j'allais partir de chez nous, tellement les deux gars ne peuvent pas se supporter trop longtemps... Enfin bref. »

Sa voix mourrait au fur et à mesure qu'elle finissait sa phrase. Elle avait même baissé légèrement sa tête, chose qu'elle faisait lorsqu'elle commençait à parler de chose qu'il lui faisait un peu mal au cœur



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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Ven 23 Oct - 18:31

Oops
I did it again
Prisca
feat.
Jesse


 

 



 

 

You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 

Un petit sourire en coin se peint sur mon visage face à la mine faussement offensée qu'arborait Prisca à l'instant même où je lui disais à quel point son talent de comédienne était minime. Je connaissais suffisamment Prisca pour savoir que ce regard courroucé qu'elle me lançait n'était que du bluff (après tout, elle n'était pas toujours aussi mauvaise comédienne), la seule chose qu'elle essayait de faire était de m'amadouer alors qu'elle n'était pas vexée pour le moins du monde. Puis lorsque j'évoquais la soirée au restaurant avec Aaron et ses beaux-parents, Prisca redevint aussitôt très sérieuse, comme à chaque fois que l'on lui parlait du mariage qui approchait. Alors que dans l'imaginaire de la plupart des gens, l'approche de son mariage devrait réjouir la future mariée, je comprenais aisément la façon dont Prisca appréhendait tout ceci. Un mariage, bien qu'étant une très belle chose, demandait un certain engagement, tout d'abord envers la personne avec qui l'on se marie (mais je savais que Prisca et Aaron étaient fait l'un pour l'autre, malgré quelques erreurs de parcours) mais également vis-à-vis de toute l'organisation. Organiser un mariage était tout sauf reposant et plus une corvée qu'un véritable plaisir (c'était d'ailleurs sujet à disputes entre couples). Il fallait choisir la robe (pas une mince affaire), les bagues, le lieu, les invitations, les fleurs, le repas et connaissant mon frère, je doutais qu'Aaron soit du genre à être capable d'aider Prisca concernant le choix des faire-part. Aaron avait beau aimer Prisca et être quelqu'un de très intelligent, Aaron n'avait rien d'un esthète, ni d'un matérialiste, les choix de couleurs, de tissus, de repas n'étaient pas faits pour lui. J'imaginais alors avec une certaine facilité la dose d'angoisse que cela devait apporter chaque jour à Prisca, connaissant son caractère un peu perfectionniste. Doucement, Prisca, en écho à mes pensées, se retourna pour me lancer un petit regard. Un seul coup d'oeil me suffit pour confirmer ce que je pensais : elle comprenait parfaitement pourquoi je venais lui poser cette question, pourquoi je demandais si ma présence n'était pas mal placée voire même non désirable, elle comprenait exactement à quel évènement je faisais allusion sans même l'évoquer. Nous n'avions jamais vraiment reparlé de cette soirée-là, parce que nous n'en avions pas besoin, elle nous avait suffisamment marquée toutes les deux et le fait qu'Aaron soit mon frère et son fiancé faisait que jamais nous ne pourrions vraiment oublier cette soirée, bien que nous sachions tous les deux qu'elle n'était plus d'actualité. Et tout ça compliquait toujours les réunions de famille, aucun incident n'avait jamais eu lieu mais je lisais dans le regard de Prisca qu'elle ne savait plus où se mettre, qu'elle fuyait par moments mon regard comme pour ne pas nous trahir.

« Tu sais très bien que tu as largement ta place parmi nous, Jesse... Et ce n'est pas moi qui vais te dire de ne pas venir. De plus, si c'est Aaron qui te le demande, il faut que tu acceptes » dit doucement Prisca avec un sourire. Cette réponse me touchait d'une certaine façon même si elle me contrariait parce que Prisca venait d'esquiver la question habillement. En temps normal, le sourire de Prisca aurait suffi à me faire oublier mes tracas, Prisca avait ce don, cette capacité de vous remonter le moral rien qu'en souriant. Je savais d'ailleurs que c'était ce qui avait aidé Aaron à tomber amoureux de la jeune femme face à moi, c'était également en partie ce qui m'avait fait tomber sous son charme cette maudite soirée. Mais l'idée de mettre Prisca dans l'embarras à cette soirée si proche de leur mariage face à ses parents, son frère et le mien ne me plaisait pas. Je savais d'avance que, malgré la présence rassurante et agréable de Sam, je me sentirais toute la soirée comme la cinquième roue du carrosse, ce que je n'appréciais guère en général. J'avais fini par mettre au point une certaine technique d'évitement des soirées « réunions de famille », trouvant toujours une excuse, une réunion, un rendez-vous, n'importe quoi. Mais n'importe quoi était toujours mieux que de me retrouver au milieu de tout ceci. « Tu ne réponds pas à ma question, Prisca » dis-je alors avec un regard presque sévère en me grattant la nuque. Prisca me tourna alors le dos tandis que je continuais de la regarder, jouant nerveusement avec la cuillère dans mon café encore bien chaud. « Et puis il faut bien quelqu'un pour me soutenir moralement. Aaron et Sam n'arrivent pas à prendre le sujet du mariage à la rigolade -même si je sais que je ne le fais pas souvent nous plus. Mais il leur arrive parfois de finir par se prendre la tête. Enfin, tu connais Sam... Et son sale caractère de grand frère un peu trop protecteur qu'il peut avoir… La dernière fois qu'il est venu manger à la maison, quand tu n'étais pas là, j'ai cru que j'allais partir de chez nous, tellement les deux gars ne peuvent pas se supporter trop longtemps... Enfin bref. »

Je voyais parfaitement ce à quoi faisait allusion Prisca. Sam avait beau être mon meilleur ami, quelqu'un de très sympathique, il était pourtant une véritable mère poule avec sa petite soeur. Depuis le temps que je les fréquentais, j'avais pu observer le comportement de Sam lorsqu'une personne du sexe opposé s'approchait de Prisca à moins de deux mètres. Sam qui, habituellement était très avenant, se transformait souvent en vieil ours mal léché et faisait très souvent fuir les quelques malheureux qui avaient tenté de s'approcher de Prisca. Aaron avait été le seul que Sam n'avait jamais réussi à faire fuir et je croyais que c'était ce qui insupportait le plus Sam. La relation entre les deux hommes avait toujours été tendue, malgré les années qui étaient passés et malgré Prisca et moi qui les unissions. Je savais pertinemment que lorsque je n'étais pas là pour faire le tampon, Aaron et Sam passaient leur temps à se bouffer le nez, au grand dam de Prisca souvent désemparée. Et la voir désemparée, comme maintenant, me déstabilisait. Prisca avait tout à coup cet air un peu fragile qui faisait surface de temps en temps et avait malgré tout une sorte d'attraction sur moi. Pas de réelle attraction comme Aaron en avait pour elle, mais Prisca continuait d'exercer sur moi cette sorte d'attraction inexpliquée. J'avais envie de l'aider, d'enlever quelques instants ce poids qu'elle semblait sans cesse porter sur les épaules, encore plus depuis l'annonce de son mariage avec mon frère. Sans trop savoir quoi dire, je venais m'approcher de Prisca pour poser la main sur son épaule. C'était ma façon de lui communiquer mon soutient, mais à ce contact physique, je me figeais un peu, finissant par retirer ma main de son épaule. « Tu sais bien que je serai toujours là pour te soutenir Prisca. Mais ne crois-tu pas justement que ma présence à ce repas serait allée dans le sens contraire de tout ça ? Ton mariage avec Aaron approche à grands pas, je ne voudrais pas prendre le risque de tout faire déraper » répliquais-je finalement du bout des lèvres.
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Sam 24 Oct - 17:20



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Au contact de la main de Jesse sur son épaule, Prisca pût sentir tout le soutien qu'il voulait lui apporter, par ce simple geste. Elle sentit aussi au bout d'un petit temps que Jesse se redit, et finit par enlever sa main. Il ne le vit pas, mais Prisca eut un petit sourire tout au long de ce contact. Elle trouvait ça tellement normal, et tellement réconfortant d'être à ses côtés et de lui parler. Ça avait toujours été comme cela entre eux. Elle retrouvait parfois les mêmes traits de caractères chez Aaron, malgré le fait que les deux frères étaient totalement différents. Mais après tout, il n'était pas frère pour rien.
Cependant, ce genre d'affection que Jesse éprouvait vers Prisca, il ne l'éprouvant pas envers n'importe qui. Prisca le savait, et elle se sentait honorée parfois de savoir qu'il l'appréciait vraiment. En même temps, elle n'aurait pas trop aimé que son beau-frère soit hostile avec elle. Elle avait quand même eut de la chance.
Elle finit par se retrourner pour faire face au jeune homme. A sa dernière réponse, elle baissa le regard sur ses mains, avec lesquelles elle jouait un peu nerveusement. Elle eut un petit soupire.

« Ce serait le fait que tu ne viennes pas qui serait contraire à tout cela. Dans une situation qui serait dite normale, mon beau-frère viendrait, car je pense et je trouve que c'est important que le frère d'Aaron soit présent. Non seulement parce-que tu es sa seule famille de sang, mais aussi parce-que je sais qu'il compte sur toi. Tu es un peu son repère... »

Elle prit une petite pause de quelques secondes, avant de relever le regard vers Jesse. Elle le regardait avec un regard des plus sincères qu'on pouvait trouver sur terre. Leur bleu était perçant, tellement profond.

« Et puis j'ai confiance en toi. Je sais que, malgré la situation qui se présente, tu feras toujours passer le bonheur d'Aaron et le mien, pour qu'on puisse avoi le mariage le plus heureux. Alors oui, tu viendras ce soir avec nous. Parce-que je te le demande, en plus du fait qu'Aaron t'ait déjà posé la question. »



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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Sam 24 Oct - 18:44

Oops
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Jesse


 

 



 

 

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Je n'avais jamais réellement compris ce qu'il y avait chez Prisca qui faisait un tel effet chez les hommes quels qu'ils soient. Je me souvenais encore parfaitement de la façon dont Aaron la regardait. Je venais d'arriver à New York après ma mutation et j'avais alors retrouvé mon frère qui s'y trouvait déjà. Je me souvenais encore aujourd'hui du soulagement que j'avais eu en apprenant qu'il ne m'avait pas abandonné en Australie dans notre merde, j'étais content de constater que le petit frère que j'avais élevé presque tout seul était toujours le même que celui que j'avais connu, à ce détail près : Prisca avait déjà changé quelque chose chez lui. Ça se voyait à la façon dont il la dévorait des yeux mais pas que. Car certes, Prisca était une jeune femme très belle à l'époque et elle l'était encore plus aujourd'hui. Mais ce qui m'avait le plus frappé chez elle dès que je l'avais rencontré en présence de mon frère, c'était la façon dont elle faisait ressortir le meilleur de lui. Prisca était le genre de bout de femme étonnante et incroyablement attachante. Je n'avais moi-même pas vu le coup venir. En moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour le dire, je m'étais lié d'amitié pour elle. Prisca était une femme attrayante, intéressante, captivante. Elle semblait paradoxalement à la fois forte et pleine de ressources et à la fois fragile et sensible. Naturellement m'était venue ce besoin de la protéger alors que je n'étais même pas son petit-ami. C'était d'abord de là qu'était partie notre relation. Et bien-sûr un soir, après avoir partagé quelques verres de vin alors qu'elle était venue me trouver pour me faire part d'une dispute qu'elle avait eu le matin avec Aaron, nous avions franchi l'étape à ne pas franchir. Nous nous sentions tous les deux très coupables de ce faux pas, mais étrangement, cela n'avait rien changé à notre relation. J'appréciais la compagnie de Prisca, peut-être était-ce parce que j'avais cette sensation qu'elle était capable de tout comprendre, de tout accepter de moi et des autres. Et il semblait qu'elle avait besoin de mon soutien. Je n'avais jamais réellement compris ce qu'elle trouvait en moi, ce qui la poussait à venir me trouver à chaque fois, car c'était souvent elle qui venait me trouver, me pousser à faire partie de sa vie, de leur vie. Et si ma conscience me poussait à ne pas m'en réjouir, mon coeur lui ne se gênait pas pour le faire, car quoi qu'il en soit, je n'y pouvais rien si j'aimais l'idée que Prisca fasse partie de ma vie d'une certaine façon. Mais malgré notre relation plutôt proche, le contact physique me semblait à chaque fois une trahison envers mon frère, maintenant que nous avions franchi l'étape ultime à ne pas franchir. Sans savoir pourquoi, le moindre contact physique avec Prisca ne m'avait jamais laissé de marbre et il me semblait qu'il en était de même. A contre coeur presque, mais soudainement, je retirais donc ma main, alors qu'elle se décidait à me faire face de nouveau, pour planter ses yeux bleus dans les miens.

« Ce serait le fait que tu ne viennes pas qui serait contraire à tout cela. Dans une situation qui serait dite normale, mon beau-frère viendrait, car je pense et je trouve que c'est important que le frère d'Aaron soit présent. Non seulement parce-que tu es sa seule famille de sang, mais aussi parce-que je sais qu'il compte sur toi. Tu es un peu son repère... » dit-elle de sa voix douce. Je soupirais, je savais qu'elle avait raison sur ce point. Mais je savais aussi que si Aaron souhaitait ma présence à ses côtés dans un moment tel que celui-là, c'était justement parce qu'il ignorait que je l'avais trahi il y avait maintenant quelques années. Car assurément, il ne me pardonnerait jamais d'avoir osé franchir une telle étape avec la femme de sa vie, il ne me pardonnerait jamais d'avoir osé lui cacher cette soirée-là, il ne me pardonnerait jamais d'avoir fait comme si de rien n'était, d'avoir continué à jouer le rôle du grand-frère protecteur, d'avoir continué à jouer le rôle de l'ami de Prisca. Et Sam m'en voudrait aussi à coup sûr. Il avait déjà du mal à accepter qu'Aaron éprouve pour Prisca le plus pur et le plus parfait des amours, comment aurait-il accepté que son meilleur ami profite de la faiblesse de sa soeur pour coucher avec elle ? Sam et moi avions beau avoir soudé une amitié très solide, je connaissais suffisamment Sam pour s'avoir que personne ne touchait à sa soeur. Sam était au moins aussi protecteur envers Prisca que moi envers Aaron, à ceci près que Prisca était une fille et que Sam avait donc deux fois plus de raisons de s'inquiéter que moi. « Je sais bien que je suis son repère. Mais je ne mérite pas réellement qu'il compte sur moi, s'il savait... » répondis-je finalement en la regardant. « Et puis j'ai confiance en toi. Je sais que, malgré la situation qui se présente, tu feras toujours passer le bonheur d'Aaron et le mien, pour qu'on puisse avoir le mariage le plus heureux. Alors oui, tu viendras ce soir avec nous. Parce-que je te le demande, en plus du fait qu'Aaron t'ait déjà posé la question. » ajouta-t-elle en le fixant de ses beaux yeux bleus.

De nouveau, je soupirais, marquant une nouvelle pause. J'enfonçais ma main libre dans la poche de mon pantalon noir, alors que je portais le gobelet de café à mes lèvres maintenant que celui-ci avait refroidit. Je laissais le liquide chaud se répandre dans mon organisme. « Bien, tu as gagné. Mais je veux que tu me fasses signe dès que tu te sentiras mal à l'aise d'accord ? Et je trouverais aussitôt une excuse pour m'éclipser » déclarais-je finalement.
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Sam 24 Oct - 18:48



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
La jeune femme ne put s'empêcher de sourire lorsque Jesse finit par accepter de venir au dîner le soir-même. En plus du fait qu'elle savait que ça allait faire plaisir à Aaron, elle était contente aussi qu'il vienne. Elle aurait au moins quelqu'un pour lui rappeler de se détendre à propos du mariage. Car malgré la bonne relation qu'elle avait avec ses parents, et le fait qu'elle tienne ce mariage très à cœur, cette discussion pouvait facilement tourner au cauchemar, et elle n'oserait jamais dire à ses parents qu'elle aimerait des fois qu'ils ne s'en mêlent pas pour que Aaron et elle puissent juger ce qu'ils devaient faire comme bon leur semblait.
Mais maintenant elle savait que Jesse trouverait le mot pour faire rire et détendre l'atmosphère. Il trouverait aussi sans problème le mot pour calmer Sam, qui allait encore parler pour ne rien dire, soit-disant que Prisca fonçait la tête baissée sans réfléchir, et elle ne savait quoi d'autre encore. Qu'il pouvait être insupportable, par moment...
Après avoir regarder rapidement sa montre, la jeune femme se décolla de la fenêtre.

« Bon, Jesse, ce n'est pas que je n'aime pas passer du temps avec toi, mais je dois filer rejoindre James, j'ai des dossiers à finir, et j'ai cours à l'école en fin de matinée ! »

Encore une fois, un sourire vint se glisser sur son visage. Prisca avait toujours aimé apprendre, et les études qu'elle avait commencé il y a maintenant sept ans lorsqu'elle était arrivée à New-York ne faisaient que la combler de bonheur, même s'il lui arrivait parfois de passer des nuits entières à réviser certains cas pour ses futurs examens - qui devaient avoir lieu à une date proche de celle du mariage, à quelques semaines près. Et puis, il était vrai qu'elle avait eu beaucoup de chance - et de talent ? - que James l'ai prise en tant que stagiaire au Centre. Ainsi, elle pouvait, lors des premières années, prendre des cours pour maîtriser son don en parallèle de ses cours. Et puis c'était un bon professeur, au delà de ça.
La jeune femme passa à côté de Jesse, hésitante, puis finit par lui ébouriffer les cheveux avec sa main, d'un geste plutôt tendre, comme s'il était un enfant*

« Allé, à ce soir ! Et ne sois pas en retard s'il te plait ! »

Elle lui adressa son sourire de "Je suis gentille mais il ne faut pas m'énerver", car elle savait que ses parents avaient horreurs des gens en retard, et que cette situation était déjà arrivé à Jesse.
Se dirigeant vers la porte de la Salle du Personnel, son téléphone sonna, et un sourire encore plus grand s'empara de son visage : le prénom Aaron était écrit sur l'écran.


PLUS TARD, DANS LA SOIRÉE


C'était énervée, voire même enragée que Prisca poussa la porte un peu trop brusquement pour elle de la porte du restaurant, donnant sur la rue. Comment avait-il osé, encore une fois ? Ne pouvait-il pas se tenir correctement pendant l'espace d'une seule soirée ? Surtout une soirée particulière, qui allait résumer les derniers gros préparatifs de sa fête ? Non, bien sur, Sam Headey ne savait pas faire ça. C'est pourquoi Prisca s'était levée de la table, prenant son sac car elle n'avait pas l'intention de revenir s’asseoir à cette table, des larmes de rage sur le point de couler.
Elle se tenait maintenant debout, sur le trottoir, à ne pas savoir quoi faire. Prends un taxi et rentrer chez elle ? Aller au dispensaire, à quelques pâtés d'immeubles d'ici, et boire un verre en solitaire ? Elle soupira, toujours de rage. Prisca n'était pas une femme à s'énerver souvent, mais elle avait du mal à faire redescendre son niveau de colère une fois que le seuil à ne pas franchir l'avait été.
Resserrant sa veste autour d'elle, le froid de l'hiver commençant doucement à s'installer au fil des jours, elle ouvrit alors son sac, pour en sortir un petit paquet, couleur argent. Elle ne se servait pas souvent de ce paquet, mais lorsque son frère l'énervait à ce point, une petite cigarette était toujours la bien venue. Et puis, l'avantage qu'elle avait, c'était qu'elle n'avait pas à se soucier de si elle allait faire des ravages sur sa santé - Prisca devait avoir les poumons les plus en bonne santé de tout New-York.
Elle porta alors le petit tube à sa bouche, prit son briquet et l'alluma. La première bouffée lui fit un bien fou. Elle avait les yeux fermés, se laissant juste porter par le bruit de la circulation New-Yorkaise en ce vendredi soir d'automne. Elle repensait à la première fois qu'elle avait tiré sur une cigarette. C'était pendant ses années lycée, lors d'une de ces soirées entre copines. Elle savait que ce n'était pas conseillé de fumer lorsque l'on fait du sport, et même si elle n'était pas une grande sportive, elle aimait trop le surf pour devoir en pâtir et ne pas en faire comme elle le souhaiterait. Mais elle avait voulu tester, et elle ne le regrettait pas. Depuis, elle avait trouvé un autre moyen d'échapper à cette vie si spéciale qu'elle avait.

Prisca sentait qu'elle se détendait peu-à-peu, si bien qu'une des larmes qu'elle essayait en vain de retenir s'échappa. Elle fut bientôt suivi d'une autre, et de plusieurs autres, venant mouiller ses joues rosies par le froid. Elle ne sanglotait pas pour autant, c'était plutôt comme la libération d'une rage retenue trop longtemps sans s'être exprimée.
Puis elle entendit le bruit d'une porte qui s'ouvre derrière elle, la faisant sursauter. Elle essuya alors doucement et discrètement - sans franc succès - les traces de larmes du revers de sa main.



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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Sam 24 Oct - 19:05

Oops
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Jesse


 

 



 

 

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« Bon, Jesse, ce n'est pas que je n'aime pas passer du temps avec toi, mais je dois filer rejoindre James, j'ai des dossiers à finir, et j'ai cours à l'école en fin de matinée ! » déclara-t-elle lorsqu'elle obtint enfin gain de cause lorsque j'acceptais de venir au restaurant ce soir avec Aaron, Sam et ses parents. « C'est ça, file jeune fille avant que je ne change d'avis » répliquais-je avec un petit sourire lorsqu'elle ébouriffa mes cheveux comme si j'étais encore un petit garçon. « Allez, à ce soir ! Et ne sois pas en retard s'il te plaît ! » Pour seule réponse, Prisca obtint un vague grognement de ma part. Il fallait reconnaître que la ponctualité n'était pas mon plus grand atout, d'autant plus lorsque je n'avais pas spécialement envie d'aller quelque part. Je me souvenais encore du premier et dernier repas que j'avais partagé avec la belle-famille de mon frangin. J'étais arrivé en retard, pas un retard dramatique mais bien plus que cinq petites minutes. Aaron m'avait fait les gros yeux lorsque j'arrivais enfin et Sam se marrait tout seul dans sa barbe, parfaitement au courant de la veste que j'allais me prendre avec ses parents. Ce qui n'avait pas manqué : à peine avais-je eu le temps de saluer tout le monde et de poser mes fesses sur la chaise, que son père me faisait remarquer mon retard. Prisca m'avait lancé un regard d'excuse avant de demander à son père de bien vouloir passer à autre chose en prétextant que mon boulot important me prenait beaucoup de temps. Mais malgré les efforts de Prisca, cela m'avait légèrement refroidi vis-à-vis de ses parents qui n'avaient ensuite jamais vraiment fait l'effort de m'apprécier (ou du moins de faire semblant) alors qu'ils s'entendaient à merveille avec Aaron. C'était sur ces souvenirs que je quittais la salle du personnel pour aller rejoindre une de salles supérieures dans lesquelles j'avais une réunion importante.


PLUS TARD DANS LA SOIRÉE


J'étais pourtant venu à l'heure, voire même en avance, même si j'avais attendu dans ma voiture guettant l'arrivée de Prisca, Aaron et les parents Headey au restaurant, Sam arrivant juste après, dans sa propre voiture flambant neuve. Mais de toute évidence, une soirée où l'intégralité des familles Headey et Stevens (qui allaient pourtant s'unir) étaient réunies, n'étaient pas faites pour se passer sans la moindre crise de nerfs ou de larmes. Si je m'étais tenu sage tout le repas, ignorant l'indifférence de Prisca à mon égard, c'était Sam qui avait décidé de m'emprunter mon rôle de trouble-fête. Si les parents Headey avaient clairement un problème avec moi, Sam lui avait un problème avec Aaron et il ne s'en était jamais caché : on ne touchait pas à sa soeur. Encore moins, on ne demandait pas sa soeur en mariage. Aussi tout le long du repas, Sam n'avait pas arrêté de taquiner de façon vindicative mon pauvre frère qui se laissait faire gentiment (de toute façon, il avait l'entière bénédiction des parents de sa fiancée). Puis lorsque Sam se lassait de martyriser Aaron, il regardait Prisca en lui faisant comprendre à quel point ce mariage ne lui plaisait pas. Et les parents de Prisca ne pouvaient rien dire, personne ne disait jamais rien quand Sam parlait parce que même si ses mots étaient parfois durs, il le faisait toujours avec le sourire et de façon subtile. Moi, je restais là, en milieu de tout ça à me demander sincèrement ce que je faisais là, alors que je voyais Prisca, qui en face de moi se ratatinait sur place, tandis que ses parents parlaient organisation du mariage. Je sentais peu à peu la pression monter en Prisca, et tout à coup Sam lâcha la pique de trop et elle explosa littéralement. Une furie. Voilà ce que devait se dire les autres. Elle se mit à hurler à Sam que c'était un abruti, qu'il ne connaissait rien à rien et qu'il mourrait seul et abandonné. La mère de Prisca se figea aussitôt, choquée par les paroles de sa fille alors que Sam se mettait à rire. Prisca s'était redressée alors brusquement, jetant sa serviette sur la table rageusement, faisant tomber son verre de vin sur la nappe. Aaron tenta vainement de la calmer mais elle se dégagea vivement et quitta aussitôt le restaurant, rageusement sous le regard de quelques curieux.

« T'exagère vieux, sérieux. Tu ne voudrais quand même pas que ta soeur finisse vieille fille si ? Tu ne vois pas qu'elle est heureuse de tout ça ? » sermonnais-je Sam qui finissait de rire. « Je vais aller la chercher » dit Aaron alors. « Tu devrais rester ici avec tes beaux-parents. Je pense que Prisca a besoin de respirer un bon coup. Je m'occupe d'elle va » répondis-je. Aaron me remercia du regard et je filais sans un mot de plus pour rattraper Prisca. Je m'approchais de la jeune femme alors qu'elle tournait le dos. Je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle était sûrement en train de s'en griller une en secret et qu'elle pleurait. « Tu sais, je t'ai vu dans de biens pires états alors pas la peine de faire tout ce cinéma. Allez, viens on va faire un tour »lui dis-je tout doucement en l'entraînant par la taille vers ma voiture. J'ouvrais la voiture et alors que je faisais le tour pour m'installer d'arrière le volant je laissais Prisca monter côté passager. Je démarrais aussitôt pour m'insérer dans la circulation new yorkaise afin de rejoindre le Dispensaire. Dans la voiture, pas un mot, juste la radio qui diffusait des morceaux de rock tandis que Prisca terminait sa clope, ses pieds sur la boite à gants de ma voiture.
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Sam 24 Oct - 19:14



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Elle reconnut tout de suite la voix de Jesse, et fut soulagée, en vrai, que ce soit lui qui soit sorti le premier du restaurant, et non une des autres personnes présentes au dîner. Sinon, Prisca elle-même aurait pu parier qu'elle allait repartir crescendo dans sa colère, déjà qu'elle n'était pas encore vraiment calmée. Jesse était le seul qui, ce soir, n'avait rien à se reprocher. Il avait été poli, était arrivé à l'heure - chose incroyable -, et il n'avait fait aucune remarque et aucun geste déplacé. Alors que les autres, en revanche, Prisca comprise, avaient tous au moins quelque-chose à se reprocher, et Sam était le vainqueur de celui qui en avait le plus, de choses.

Si elle n'avait pas été en colère, la petite remarque de Jesse l'aurait faite sourire, voire même rire. En effet, le pauvre, il était celui qui, à New-York, avait vu Prisca passer par tous les états ! Entre toutes les fois où elle était allé retrouver refuge chez lui après une dispute avec Aaron, les fois où il l'avait croisé en pleure dans les couloirs du Centre lorsqu'elle se retrouvait dépassée par le boulot et les études. En clair, Prisca était quelqu'un de plutôt émotive, et avec Jesse, elle ne le cachait pas. C'était même, après Aaron, la personne avec qui elle était le plus au naturel. Alors, lorsqu'il la prit délicatement par la taille pour l'entraîner vers sa voiture, elle ne cachait plus les larmes qui restaient sur ses joues, et le laissa faire. Elle ne prononçait pas un mot, n'ayant pas envie sur le moment de ressasser la soirée qui venait de passer. Elle avait juste besoin de pouvoir reposer son esprit un instant. Si bien que lorsqu'ils arrivèrent à la voiture de Jesse, la jeune femme monta dedans et ne se gêna pas pour enlever ses hauts talons qui commençaient à lui faire mal aux pieds, pour se mettre à l'aise dans son siège. Bouclant sa ceinture, sa cigarette toujours allumée à la main, elle allongea ses pieds sur le tableau de bord. Jesse entra à son tour, ne disant pas un mot non plus. Il alluma la voiture, s'embrancha dans la circulation, alluma la radio. Des musiques comme Prisca les aimait chantaient en musique de fond dans la voiture. Elle tira une dernière bouffée sur sa cigarette, la jeta par la fenêtre - au diable l'écologie aujourd'hui ! - et appuya sa tête contre l'appui-tête, fermant les yeux.

Les deux jeunes gens étaient maintenant arrivés au pied du Dispensaire. Ni l'un ni l'autre n'avait encore prononcé un mot, mais ça allait très bien à Prisca. Elle était dans un de ces moments où elle aimait avoir assez d'air pour pouvoir réfléchir, et elle savait qu'elle pouvait être avec Jesse sans qu'ils aient besoin de se parler tout le temps, et que ça pose un soucis.
Elle soupira alors une bonne fois avant de pousser la porte du Dispensaire. On était vendredi soir, et le petit bar à mutants était pas mal rempli. Prisca reconnut certaines personnes qu'elle croisant plus souvent au Centre, ou d'autres avec qui il lui était déjà arrivée de partager un verre en ces lieux mêmes. Elle se dirigea vers une table, pas très loin de la piste de danse - enfin, de l'endroit où les personnes avaient l'habitude de se rejoindre pour danser au milieu du bar, ce n'était pas une vraie piste de danse à proprement parler... -, une des rares libres. Elle ne prit même pas la peine de vérifier que Jesse la suivait, elle savait qu'il finirait par la rejoindre à un moment donné. Elle posa son sac sur la table, retira sa veste, la posa sur le dossier de la chaise, et s'assit enfin.
Elle leva le regard, voyant Jesse qui s'asseyait à son tour en face d'elle. Fronçant légèrement les sourcils, elle regardait attentivement Jesse. Au bout de quelques secondes de silence, elle sortit enfin de son pseudo-mutisme.

« Comment as-tu fait pour choisir un meilleur ami aussi abruti ? Il y avait, je suis sure, plein d'autres gars super sympas au Centre avec qui tu aurais pu te lier d'amitié. Pourquoi Sam ? Parce-que j'ai beau essayer de comprendre, j'y arrive franchement pas du tout. »

Elle ponctua sa phrase en s'adossant complètement à sa chaise, croisant les bras sous sa poitrine. Bien sur, le comportement de Sam à ce dîner n'avait pas été une totale surprise. Depuis qu'il etait tout petit, même quand il n'était pas le centre d'intérêt de base, il trouvait toujours un moyen de très vite le devenir. Et Prisca avait toujours fait abstraction de ce comportement, se disant parfois qu'avec l'âge, il devrait s'assagir. Mais plus le temps avançait, et plus elle était désespérée. Et puis, se comporter comme ça surtout, à un diner aussi important pour sa propore soeur ? Non, Prisca savait que ça allait lui rester en travers de la gorge encore un moment.
Soupirant, elle accrocha le bras du premier serveur qui passait, le forçant à s'arrêter prendre sa commande.

« Deux vodkas, dont une double pour moi, s'il vous plait. »

Elle lui fit son sourire spécial Prisca, jouant un peu sur ses charmes pour faire comprendre qu'elle voulait que sa commande arrive assez rapidement, et avant bien d'autres commandes. Elle se disait qu'elle avait bien le droit de faire son égoïste aussi de temps en temps.



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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Sam 24 Oct - 19:21

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Prisca était une jeune femme époustouflante, simple et complexe à la fois. Indépendante, ça je l'avais toujours su et c'était d'ailleurs ce qui rendait sa relation avec Sam si compliquée et tendue par moments. Une centaine fragilité régnait en Prisca et je restais persuadé que c'était cette fragilité que Sam essayait de compenser avec cette façon qu'il avait sans cesse d'être sur le dos de sa petite soeur. Le problème c'était que Prisca ne voulait pas qu'on la materne, je l'avais vite compris en la voyant réagir au comportement protecteur qu'Aaron et Sam avaient vis-à-vis d'elle. Prisca avait besoin de se sentir épaulée, écoutée et soutenue, mais elle ne supportait pas l'idée d'être maternée. Et ça, malheureusement, Aaron et Sam ne semblaient pas l'avoir compris, ou tout du moins avaient-ils du mal à adapter leurs comportements en conséquence. C'était pour cette raison que Prisca s'attachait à moi, parce qu'elle avait la sensation de trouver en moi quelqu'un qui la comprenait vraiment et parfois je me surprenais moi-même à vouloir y croire. Au fond notre amitié n'avait jamais été clairement définie et elle ne reposait sur aucun principe de base. Pourtant la plupart des amitiés qui se liaient entre deux personnes reposaient sur des principes de bases comme un style de musique favori, des films incontournables ou encore une vision de la vie identique. Mais pas entre nous. Elle ne reposait pas sur de véritables rituels bien prédéfinis (bien qu'au fil des années une certaine routine s'était installée entre nous, inévitablement). C'était de simples moments volés comme ça au hasard de la vie quand l'un de nous au moins en ressentait le besoin. Je ne saurai jamais dire comment mon amitié avec Prisca avait débutée, ni quand exactement. Je savais juste que ce petit bout de femme s'était imposé dans ma vie comme si de rien n'était. Je me rappelais encore ces fois où la jeune femme débarquait dans ma chambre, dans tous ses états, en se jetant sur mon lit pour me raconter à quel point Aaron pouvait être borné ou pour vider son sac après une violente dispute avec celui-ci. Au début, je tentais de répondre à tout ce qu'elle me disait, de trouver une solution tout ça. Mais je m'étais rapidement rendu compte que si Prisca revenait à chaque fois me voir ce n'était pas pour bénéficier mes conseils judicieux mais uniquement parce qu'elle avait enfin trouvé une oreille attentive qui ne la jugeait pas.

Du coup, aucun de nous ne parlait et aucun de nous n'en était gêné. C'était devenu une habitude au final pour nous de rester ensemble sans pour autant parler tout le temps. J'attendais patiemment que Prisca se calme et se décide à lancer une conversation sur le tapis. Ce serait le signe qu'elle avait eu le temps de souffler un coup. Sans un mot, je la suivais vers la table que nous semblions avoir tous les deux repéré. Elle s'installait et j'en faisais de même, m'asseyant sur la chaise et retirant mon manteau. Puis, elle me fixa les sourcils froncés et je savais pertinemment qu'elle ne tarderait pas à vider son sac, du moins en partie. « Comment as-tu fait pour choisir un meilleur ami aussi abruti ? Il y avait, je suis sûre, plein d'autres gars super sympas au Centre avec qui tu aurais pu te lier d'amitié. Pourquoi Sam ? Parce-que j'ai beau essayer de comprendre, j'y arrive franchement pas du tout » lança-t-elle. Je souriais en coin, amusé, à l'entente de sa question. Puis je mettais un peu de temps avant de lui répondre, cherchant à comprendre comment mon amitié avec Sam avait bien pu naître et surtout comment il avait réussi à devenir mon meilleur ami. « Déjà, laisse-moi te dire une chose, Sam ne m'a pas réellement laissé le choix. Il s'est pointé comme ça un jour, avec une place en trop pour aller voir un match de football américain, parce qu’Arthur l'avait lâché. Et tu sais très bien à quel point j'aime le foot US. Il m'a pris par les sentiments le bougre ! Je n'avais pas la moindre chance de lui résister, lui répondis-je dans un sourire. Mais plus sérieusement, tu es bien mieux placée que moi pour savoir que malgré ses innombrables défauts, ton frère a certaines qualités qui le rendent indispensables. Pour notre plus grand malheur à tous, je veux bien te l'accorder. Je sais bien que tu refuses de l'entendre mais Sam fait tout ça dans un seul but : te protéger. Et tu sais à quel point il peut être borné, presque autant que toi c'est dire, et il va encore lui falloir une bonne dizaine d'années pour tolérer le fait que tu veuilles faire ta vie avec Aaron. » Prisca leva les yeux au ciel avec exaspération mais avant qu'elle ne puisse me répondre un serveur passait par là et elle le stoppa dans sa course pour qu'il prenne notre commande. « Deux vodkas, dont une double pour moi, s'il vous plait » lui demanda-t-elle en lui faisant comprendre qu'elle voulait être servie rapidement. « Allez détends-toi, profite un peu de tes derniers jours en tant que jeune fille du nom de Prisca Headey » lui dis-je en lui donnant un petit coup de coude dans les côtes. Elle me fit la moue en retour. Je savais pertinemment que j'avais la capacité de lui faire oublier toute sa colère et sa frustration et son stress également, rien qu'en parlant avec mon don. Mais je ne m'autorisais jamais à me servir de mes phéromones vocales sur elle. Déjà parce qu'elle m'en voudrait sûrement, et Aaron encore plus (pour sûr il m'en collerait une). Mais également parce que j'avais trop de respect et d'admiration pour ce petit bout de femme pour oser user de mon don sur sa personne à son insu, quand bien même cela serait uniquement pour son bien-être à elle. Et puis, une part de moi avait trop peur que nous ne répétions les erreurs du passé si je venais à soumettre Prisca à mes phéromones vocales. Ce fut le serveur qui revenait avec nos vodkas qui me tira de mes pensées. J'attrapais mon verre, le levant pour porter un toast. « A ce superbe dîner entre Headey et Stevens » raillais-je en lui souriant. Puis nous trinquions et je buvais une gorgée du liquide froid et alcoolisé.
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J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Sam 24 Oct - 19:32



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
La jeune femme attendait patiemment que Jesse lui réponde, car en effet, elle avait toujours été intriguée par le fait que Sam puisse se faire de réels amis. Des amies filles, ça, il savait s’y prendre s’en problèmes, et depuis bien des années déjà ! Prisca avait eu la joie de connaître quasiment toutes ses conquêtes, qu’elles se soient passées lorsqu’ils étaient encore tous les deux à San Francisco, ou lorsqu’ils avaient emménagé dans le même appartement, à leur arrivée à New York. Le seul avantage que Prisca avait trouvé à cette chasse abusive de son frère, c’était qu’elle pouvait discuter de pleins de sujets complètements différents avec des femmes complètement différentes tous les matins au petit déjeuner.
Bien sur, au début qu’elle fréquentait Aaron et qu’elle lui parlait de Sam, il ne comprenait pas pourquoi Prisca ne parlait pas à son frère, pour lui dire que ce genre de comportement n’était pas poli envers la gente féminine, et encore moins pour Prisca elle-même, qui devait se coltiner toutes ces demoiselles tous les matins, ou presque. A cette question, elle répondait souvent par un haussement d’épaules, ajoutant que ce n’était pas sa vie personnelle à elle, et qu’elle n’avait pas à s’en mêler. Que Sam était un grand garçon qui savait ce qu’il faisait, et que s’il était heureux en se comportant comme ça, tant qu’il ne faisait pas de mal à ces femmes, Prisca était contente pour lui.
Bon, bien sur, ce discours là, Prisca le tint jusqu’à temps que Sam découvre qu’elle avait un petit ami, mutant lui aussi, qu’il travaillait tous les jours avec lui, et que son côté grand frère trop protecteur ne ressorte de trop. Car s’il y avait bien quelque-chose qui énervait Prisca, c’était qu’on mette son nez dans les affaires des autres. Bien sur, maintenant, elle, elle le faisait tout le temps, mettre son nez dans les affaires des autres, mais dans un contexte différent : elle faisait partie entière de la partie juridique du Centre, alors oui, elle se mêlait de quasiment tous les dossiers. Mais jamais elle n’allait fouiller et fouiner dans la vie privée des autres personnes, sans que ces dernières ne lui en parlent de plein gré. Sam, lui, s’en fichait complètement que Prisca soit d’accord avec le fait qu’il surveille sa vie comme ça.
Alors, elle avait commencé à faire des réflexions à Sam, qui lui en faisait à son tour à propos d’Aaron, et ce dernier prenait plus ou moins la défense de Sam lorsqu’elle lui racontait sa vie avec son frère, en la rassurant que ça lui passerait, et ainsi de suite. Elle avait alors arrêté d’essayer de les comprendre, et s’énervait maintenant un peu trop facilement lorsqu’ils recommençaient tous les deux à agir comme ça.
Cependant, lorsque Jesse prit la parole, elle l’écouta attentivement. Elle leva les yeux au ciel lorsqu’il finit son discours. Attendre autant de temps que son idiot de frère comprenne qu’elle était grande et femme maintenant, non mais, qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre à la fin ! Elle allait vivre sa vie sans la bénédiction de son frère, c’était tout vu d’avance.

C’est à ce moment là que la jeune femme vit le serveur passer, si bien qu’elle n’eut pas le temps de répondre à Jesse, sur ce qu’il venait de dire. Elle commanda les vodkas, et Jesse reprit la parole directement derrière… Pour faire une remarque miteuse, surplombé d’un léger coup dans les côtes de Prisca. Cette dernière fit alors la moue, se forçant à ne pas sourire, au final. Car même si Jesse faisait des remarques pour la taquiner et la détendre, elle savait que cette remarque était juste : dans moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle serait mariée à Aaron, et deviendrait une Stevens à part entière. Elle savait qu’elle avait hâte d’être enfin sa femme, elle était sure que c’était l’homme de sa vie, l’homme qui lui fallait, mais ces derniers jours, elle se demandait si elle n’allait pas, au bout d’un moment, péter un câble si ses deux familles se s’entendaient pas mieux. Prisca aimait autant sa famille Headey qu’elle pouvait aimer Aaron, mais malheureusement, si c’était son frère qui lui causait du tord, elle savait qu’elle choisirait de garder Aaron, quitte à perdre de vue son frère et ses parents. Restant dans ses pensées un moment, elle n’en sortit que lorsque le serveur arriva avec leurs verres. Comme Prisca l’avait prévu, il avait fait vite. Elle le gratifia d’un petit « Merci », et lui glissa un pourboire discrètement dans le creux de sa main.
Jesse proposa ensuite de porter un toast au super dîner auquel ils venaient de participer. Prisca aima plutôt la blague, en trinqua avec lui, avant de boire deux longues gorgées de vodka qui lui brûlèrent les lèvres, la bouche, l’œsophage : elle s’en fichait, elle avait besoin de boire un coup pour oublier cette soirée moisie, jusque maintenant.
Elle se tourna ensuite vers Jesse pour lui répondre.

« Va falloir que tu travailles sur tes sentiments, alors, si Sam a su te convaincre avec de simples places pour le baseball. Parce-que si tu te laisses avoir aussi facilement par quelqu’un comme Sam, t’es mal barré pour les autres personnes, mon chat. »

Elle fit un petit sourire à la fois espiègle et désolé à Jesse. Et oui, quand elle redevenait de bonne humeur et qu’il n’y avait pas d’oreilles indiscrètes dans le coin, elle aimait bien appeler Jesse mon chat. Elle avait toujours trouvé que ce surnom lui allait bien, alors elle l’avait gardé, mais ne se permettant pas de l’utiliser devant Aaron, pour ne pas le rendre jaloux non plus.

« Et je sais aussi très bien que Sam peut être un ange quand il a envie. Mais franchement, ça n’arrive pas très souvent. Il était beaucoup plus mignon quand il était petit. Et je sais qu’il ne veut que me protéger, c’est ce qu’il fait de mieux dans sa vie je crois, mais… Parfois, j’ai l’impression d’avoir encore douze ans, quand il me regarde. Et franchement, j’en peux plus. Je sais que je suis en train de cracher sur lui alors que je suis ici aujourd’hui grâce à lui… »

Elle marqua une petite pause de quelques secondes pour se remémorer ce jour qui marqua à jamais sa vie. Elle secoua légèrement la tête pour chasser ses pensées.

« Mais que veux-tu… S’il ne fait pas un peu plus d’efforts envers Aaron, ça
finira mal… J’irai lui en parler, de toutes façons. Je leur en parlerai à tous les deux.
»

Elle fit une pause dans son « vidage de sac » pour pouvoir boire de
nouveau une gorgée d’alcool, beaucoup plus petite que les deux premières par contre.

« Il faudrait d’ailleurs que je prévienne Aaron que je ne rentrerai pas ce soir, qu’ils peuvent retourner à l’appartement, avec les parents. Je vais rester chez toi. Si je rentre ce soir chez moi mes parents vont me sermonner comme quand j’avais quinze ans et que je filais en douce pour aller rejoindre mes copines sur la plage le soir. Et je ne suis absolument pas d’humeur à supporter ça. Et puis, comme j’aurai assez bu pour m’énerver au quart de tour, ça risque de finir mal comme soirée. Enfin, encore plus mal, je veux dire, parce-que bon, c’est déjà pas glorieux. »

On pouvait voir que, malgré le peu de gorgées qu’elle avait pris dans son verre, l’alcool faisait déjà effet sur le comportement de la jeune Headey. D’habitude, elle parlait, certes mais pour discuter. Là, elle faisait carrément des débuts de monologues, et en général, ce n’était pas forcément bon signe. Elle commença alors à fouiller dans son sac pour en sortir son téléphone. Elle y vit trois appels manqués d’Aaron, un de sa mère, et un sms d’Aaron également. Elle alla directement ouvrir le sms : " Fais attention à toi. Envoie-moi un sms quand tu auras décidé que c’est le bon moment de regarder ton portable. Dis à Jesse de prendre soin de toi pour ce soir aussi, s’il te plait. Je t’aime. " Elle eut un petit sourire tendre. Aaron avait toujours des mots doux à lui dire, même quand elle était dans la pire des colères et qu’elle avait envie de tout jeter par la fenêtre. Elle s’empressa de lui répondre : " Je rentrerai que demain matin, je reste chez Jesse ce soir. Embrasse mes parents pour moi quand même. Je t’aime aussi. "
Elle rangea ensuite son téléphone à sa place, dans son sac, et finit son verre d’une traite.

« Serveur, la même chose ! »

Elle se tourna de nouveau vers Jesse.

« Au fait, Aaron te demande de prendre soin de moi ce soir. »



© Pando



 
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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Sam 24 Oct - 19:38

Oops
I did it again
Prisca
feat.
Jesse


 

 



 

 

You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 

Je regardais Prisca boire sa Vodka après que nous ayons trinqué. J'avais eu le temps de remarquer depuis le temps que je fréquentais la demoiselle, qu'elle avait en général une bonne descente lorsqu'il s'agissait de se remettre d'une dispute de ce genre avec Sam ou Aaron ou les deux. Car quand bien même Sam ne pouvait voir en peinture Aaron, il leur arrivait bien régulièrement de parvenir à accorder leurs violons pour venir embêter Prisca. Ce n'était pas la première fois qu'un repas se finissait de façon aussi tragique, il y avait eu bien pire. Je m'en souvenais encore comme si c'était hier, bien que ce soir-là remontait à il y avait presque un an désormais. Les parents de Prisca étaient venus passer quelques jours à New York sur invitation de la part de leur fille et de mon frère. A cette époque, Aaron venait juste de faire sa demande en mariage à Prisca (ce que Sam ne lui avait jamais pardonné) et ils avaient décidés d'un commun d'accord que c'était le moment idéal pour annoncer aux parents Headey leurs fiançailles. Je me souvenais qu'Aaron était venu me trouver un jour avant le fameux repas pour me sommer de bien vouloir assister au dîner pour que notre famille et celle de Prisca soient enfin réunies. Autant dire que je n'avais pas été particulièrement enjoué à l'idée de devoir me tenir à carreaux pendant une soirée entière alors que les parents de Prisca allaient cirer les pompes de mon petit frère aussi bien qu'ils savaient m'ignorer. J'imaginais déjà Sam taquiner ouvertement Aaron sous le regard noir de Prisca qui se décomposerait au fur et à mesure de la soirée. Et je n'avais pas été loin de la réalité, je crois même que je l'avais un peu sous-estimée. Déjà, j'avais eu la maladresse d'arriver légèrement en retard et déjà que les parents de Prisca ne m'appréciaient guère, ces quelques précieuses minutes qui m'avaient manqué pour une raison dont je ne me souvenais plus aujourd'hui, m'avaient totalement grillé pour le reste de ma vie. Je me souvenais être arrivé sur la pointe des pieds et me confondant en excuses alors que Prisca me lançait un regard désolé. J'avais eu le droit à une réplique plutôt cinglante de la part du père Headey et il me semblait que c'était la dernière fois que l'un des deux m'avait adressé la parole de façon directe. Je n'avais pas de réel problème avec l'autorité mais il fallait avouer que je n'avais pas apprécié de me faire envoyer sur les roses de la sorte comme un vulgaire gamin un peu turbulent, aussi je m'étais renfermé sur moi-même pour le reste de la soirée. J'avais alors observé le reste du repas d'un oeil critique. Pour détendre l'atmosphère, Prisca avait alors annoncé qu'elle allait épouser Aaron sous peu et sa mère ne tarda pas à s'emballer tandis que Sam lui n'arrêtait pas de soupirer ou de certifier que ce mariage était une erreur. Une fois la bonne nouvelle annoncée et les félicitations reçues de la part de ses parents, Prisca essayait d'amener la conversation sur les points forts de son fiancé et à chaque fois, la mère de Prisca semblait tomber un peu plus sous le charme du charmant Aaron. Sur ce, Sam débarquait avec ses gros sabots pour démolir Aaron avec classe et élégance (toujours pour Sam) devant ses parents qui n'y voyaient que du feu (ou s'en fichait, Sam ayant toujours eu les faveurs de ses parents peu importait son comportement). Alors aussitôt Prisca montait sur ses grands cheveux (au fur et à mesure de la soirée la réaction se faisant de plus en plus vive) et son père se contentait de lui demander de ne pas s'agiter ainsi. Aaron lui encaissait sans jamais rien dire. Jamais je ne l'avais entendu se révolter ou se plaindre du comportement de Sam vis-à-vis de lui. Personnellement je ne comprenais pas comment il faisait mais voilà longtemps que je ne cherchais plus à trouver une logique à tout ceci. Et avec un certain désespoir j'assistais à tout ceci en sachant pertinemment que toutes les prochaines réunions de famille allaient se dérouler de la sorte. Bien évidemment les choses avaient mal terminé, Sam était devenu ingérable, Aaron ne disait plus grand chose non plus et Prisca ne faisait que réagir vivement à chaque pique que son frère lui lançait. A la fin, je me souvenais uniquement du père de Prisca qui avait élevé la voix pour demander à ses enfants de bien vouloir se calmer. Je voyais bien que Sam avait presque poussé Prisca à bout alors que je ne savais pas expérience que lui aurait encore pu tenir des heures. Et le repas s'était achevé dans une drôle d'ambiance.

« Va falloir que tu travailles sur tes sentiments, alors, si Sam a su te convaincre avec de simples places pour le football américain. Parce-que si tu te laisses avoir aussi facilement par quelqu’un comme Sam, t’es mal barré pour les autres personnes, mon chat » me dit alors Prisca. Je m'étais habitué à l'entendre m'appeler de cette façon lorsque nous étions seuls tous les deux, à tel point que ça ne me perturbait plus (bien que cela me faisait toujours plaisir). Et je souriais à sa remarque sur la raison qui m'avait poussé à devenir ami avec Sam. « Oh mais ne t'en fais pas, je ne me laisse pas avoir non plus. J'ai une arme redoutable pour me faire respecter. Il suffit que je menace Sam de me servir de mes phéromones sur lui pour que je puisse le mener à la baguette. Étrangement, l'idée d'être sous mon charme ne l'enchante pas réellement » dis-je à la jeune femme en lui adressant un petit clin d'oeil complice. « Et je sais aussi très bien que Sam peut être un ange quand il a envie. Mais franchement, ça n’arrive pas très souvent. Il était beaucoup plus mignon quand il était petit. Et je sais qu’il ne veut que me protéger, c’est ce qu’il fait de mieux dans sa vie je crois, mais… Parfois, j’ai l’impression d’avoir encore douze ans, quand il me regarde. Et franchement, j’en peux plus. Je sais que je suis en train de cracher sur lui alors que je suis ici aujourd’hui grâce à lui… » enchaîna-t-elle. Là-dessus, je ne pouvais pas réellement contredire Prisca, parce qu'à sa place je ne crois pas que j'aurai été capable de supporter que Sam soit sur mon dos comme il l'était sur celui de Prisca. Mais je savais également que Prisca était la femme la plus importante de sa vie. Bon, même si en dehors de sa mère ce n'était pas réellement difficile vu le peu de considération qu'avait Sam pour la gente féminine à l'heure actuelle. Je savais que l'amour de Sam pour Prisca était immense, peut-être était-ce d'ailleurs pour ça que Sam peinait autant à éprouver le moindre sentiment autre que du désir pour une fille, mais Sam devait mourir pour s'assurer que Prisca ait une vie heureuse, il le ferait mille fois sans hésiter un seul instant. Sa carrière toute entière reposait sur le fait d'espérer trouver le remède qui permettrait à Prisca, entre autres, d'avoir une vie plus longue. En envisageant la situation du point de vue de Sam, je comprenais qu'aucun garçon, même Aaron, ne trouve grâce à ses yeux.

« Tu sais, Sam, il t'aime Prisca. Et je pense qu'il est persuadé qu'aucun mec ne te mérite. Il lui faudra juste quelques temps pour comprendre enfin que de tous, celui qui te mérite le plus c'est bien mon frère. Mais ça viendrait, crois-moi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et nous savons tous les deux que ton frère est bien loin d'être le dernier des abrutis. » Et pour cause ! Sam était l'homme le plus intelligent que j'avais rencontré de toute mon existence (bon, ce qui en soit n'était pas réellement une référence vu le temps que j'avais passé à l'école quand j'étais plus jeune mais tout de même). C'était un matheux très pragmatique, à la vivacité d'esprit incroyable pour quelqu'un qui ne possédait aucun don améliorant cette capacité. Aucune énigme, aucune équation ne lui résistait. J'avais même arrêté de regarder des films avec Sam parce qu'il comprenait toujours tout le film après seulement dix minutes de visionnage et évidemment il ne se trompait jamais. C'était encore là un point qui rendait mon amitié avec le frère de Prisca encore plus étrange. Nous étions comme le jour et la nuit. Sam était brillant, avait suivi des études poussées pendant qu'il était au Centre et moi j'étais le cancre de la famille Stevens. Je n'avais que très peu de culture générale et je détestais les maths. Mais il fallait que tout ne suive pas toujours une certaine logique. Prisca resta muette un instant, plongée dans ses pensées avant de reprendre la parole. « Mais que veux-tu… S’il ne fait pas un peu plus d'efforts avec Aaron, ça finira mal… J’irai lui en parler, de toute façon. Je leur en parlerai à tous les deux.- Je pense en effet que c'est ce qu'il te reste de mieux à faire. Mais ça ne sera pas de tout repos pour tes nerfs, je le crains ! » Elle leva les yeux au ciel à ma remarque, ne faisant qu'acquiescer ce que je venais de dire. Puis elle bu une gorgée de vodka. « Il faudrait d’ailleurs que je prévienne Aaron que je ne rentrerai pas ce soir, qu’ils peuvent retourner à l’appartement, avec tes parents. Je vais rester chez toi. Si je rentre ce soir chez moi mes parents vont me sermonner comme quand j’avais quinze ans et que je filais en douce pour aller rejoindre mes copines sur la plage le soir. Et je ne suis absolument pas d’humeur à supporter ça. Et puis, comme j’aurai assez bu pour m’énerver au quart de tour, ça risque de finir mal comme soirée. Enfin, encore plus mal, je veux dire, parce-que bon, c’est déjà pas glorieux. »

Je souriais en entendant Prisca me raconter ça et m'annoncer qu'elle resterait chez moi ce soir (heureusement que j'avais fait le ménage il y a peu). Ce n'était pas la première fois que Prisca restait dormir chez moi un soir pour diverses raisons bien que souvent c'était suite à une dispute avec Aaron. Je terminais mon verre d'un coup pendant que Prisca tapait un texto sur son téléphone, sûrement pour prévenir Aaron qu'elle ne rentrerait pas et qu'il n'avait pas à s'inquiéter et juste après elle demanda au serveur de nous resservir ce qu'il fit tout aussi rapidement que la première fois. « Au fait, Aaron te demande de prendre soin de moi ce soir » ajouta-t-elle une fois le serveur repartit. « Je ne sais pas si je vais le faire, j'suis fatigué de jouer les baby-sitters moi. » Elle me tira la langue et je buvais mon verre cul sec avant de me lever de la chaise avant de soulever Prisca de sa chaise à la force de mes bras et de la poser sur mon épaule pour la porter comme un vulgaire sac de patates. Et je marchais vers la "piste de danse" avec Prisca toujours sur le dos qui faisait mine de se débattre. Une fois sur la piste, je la redescendais de mon épaule pour qu'elle puisse retrouver la terre ferme. « J'aime bien cette chanson, puis je me suis dit que ça te changerait les idées. Sans oublier le fait qu'il faut que tu t'améliores en danse pour ton mariage, parce que vous allez ouvrir le bal avec Aaron et qu'il serait quand même dommage que tu te ridiculise devant ta famille et tes amis » lui glissais-je à l'oreille alors qu'une de mes mains se glissait dans la sienne tandis que l'autre venait se poser dans son dos. Et doucement, je l'entraînais dans une danse calme sur un morceau de jazz plutôt sympathique. C'était selon moi un très bon moyen de passer une bonne soirée en sa compagnie et de cette façon-là j'étais sûre de prendre soin d'elle comme Aaron me l'avait demandé (bien que je n'avais pas besoin qu'il me le demande pour le faire).
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Lun 26 Oct - 0:06



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
« Je suis fatigué de jouer les baby-sitter moi », mais pour qui il se prenait celui là ! Aaron ne lui avait pas demandé de la garder comme une enfant, mais seulement de veiller sur elle jusqu’à temps qu’elle rentre chez elle. Prisca lui tira alors la langue, réagissant comme un enfant pourrait le faire, pour appuyer les propos du jeune homme. S’il le voulait, elle pouvait se comporter comme une enfant, et là il ferait vraiment du baby-sitting. Et elle s’amuserait beaucoup à le faire tourner en bourrique comme les enfants savaient bien le faire.
Cependant, le serveur revient, interrompant les pensées de Prisca, qui sourit lorsqu’elle vit qu’il avait encore fait vite pour leur amener leurs nouvelles boissons. C’était tellement agréable pour une fois de commander quelque chose et de l’avoir dans les quelques minutes qui suivaient la commande ! Il était vrai que Prisca pensait la plupart du temps que les gens d’aujourd’hui étaient beaucoup trop pressés d’obtenir ce qu’ils désiraient, mais ce soir, elle avait décidé de ne pas penser comme d’habitude et de profiter du reste de la soirée, sans son frère pour lui pourrir la vie. Alors elle profita aussi du fait de pouvoir être servie rapidement, dans un bar presque bondé, un vendredi soir.

Mais la jeune femme n’eut le temps de boire qu’une simple gorgée, avant de se faire kidnapper par Jesse, qui l’avait attrapé et mise en sac à patate sur son dos. Elle essaya de se débattre tant bien que mal, mais c’était peine perdue d’avance : Jesse était dix fois plus musclé et plus fort qu’elle, et elle n’était pas dotée d’une force surhumaine, seulement de la capacité de pouvoir régénérer des cellules.
En vérité, elle fut surprise, elle ne s’attendait pas à ce que Jesse se rapproche physiquement autant d’elle. Elle savait qu’il évitait d’être trop près d’elle, depuis la nuit où il avait eu une aventure ensemble. Et en même temps, elle en faisait de même. Car elle avait déjà trompé Aaron une fois, c’était amplement suffisant, et elle pensait qu’en restant proche – toujours dans le sens physiquement proche – de Jesse était le tromper une nouvelle fois. Les seuls moments où ils s’accordaient des gestes l’un envers l’autre, c’était quand un des deux avait besoin de réconfort lors d’une grosse déprime. Depuis que Prisca planifiait le mariage, elle voulait bien avouer que ça lui arrivait souvent, d’avoir une petite voire grosse déprime. Et il était vrai qu’elle était rendue de plus en plus souvent chez Jesse, ayant souvent besoin de parler à quelqu’un qui ne prenait pas ce mariage autant au sérieux que le reste de la famille. Non pas que Jesse n’en ait rien à faire de ce mariage, mais plutôt qu’il avait compris que Prisca n’avait pas besoin qu’il en rajoute une couche. De son côté, elle savait que si quelque chose ne plaisait pas à Jesse, il n’hésiterait pas à lui en parler. Et il lui avait mainte fois répété que ce n’était pas réellement ses ognons. Enfin, Prisca avait quelqu’un sur qui compter, et c’était l’essentiel.

En tous cas, en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, la jeune femme se retrouva au milieu de la piste de danse, Jesse prenait position pour danser. Elle eut un petit rire, et se laissa faire. Après tout, ce n’était pas une si mauvaise idée. Même si Prisca était nulle en danse, ça lui ferait du bien de bouger un peu pour oublier, l’espace d’un instant, sa vie de tous les jours. Elle eut même un rire franc lorsque Jesse lui fit remarquer ô comment elle allait se ridiculiser si elle arrivait avec une technique aussi minable le jour de son mariage.
La musique sur laquelle Jesse l’entrainait était plutôt calme, un jazz, Prisca aimait ça. Ce n’était pas son style de musique favori, mais sur l’instant, ça semblait très bien. Elle posa alors délicatement sa tête sur l’épaule de Jesse, ou plutôt ses pectoraux, vu qu’elle n’était pas assez grande pour atteindre réellement son épaule, tout en gardant une de ses mains dans une de celle de Jesse, l’autre sur le haut de son bras.

« Je suis vraiment mal barrée pour danser à mon mariage, tu as raison. Mais on s’est inscrits à des cours particuliers, avec Aaron. Enfin, j’ai voulu qu’on s’inscrive, il a gentiment accepté au final de m’y accompagner. On a eu notre première séance la semaine dernière, et je crois que même la professeur est étonnée de rencontrer des gens qui savent aussi mal danser. »

Elle eut un petit rire en revoyant la tête de leur professeur de danse attitrée. On aurait dit qu’elle n’avait jamais vu un travail aussi laborieux en perspective. Prisca ne s’en était même pas inquiétée. Autant, tout ce qui concernait le menu, les décorations, l’accueil des invités, la réservation de la villa en périphérie de New-York pour loger les convives, ça, ça l’inquiétait. Qu’elle soit prête pour sa première danse en tant que Prisca Stevens ? Elle n’avait jamais été douée en danse, de toutes façons, alors elle ne pourrait jamais faire pire qu’avant en ayant pris des cours de danse !

La chanson se finit, une autre s’enchaîna, et les deux jeunes gens ne bougèrent pas. Prisca, même avec pas loin d’un gramme d’alcool dans le sang maintenant, entre les verres de vins au restaurant et la Vodka de tout à l’heure, pensait à jeter de temps en temps à coup d’œil à leur table, pour s’assurer que son sac était toujours à sa place.
Elle se rappelait presque plus que, une heure à peine plus tôt, elle était encore assise sur sa chaise de restaurant, en train d’assister au dîner le plus interminable de tous les temps. Elle releva le regard vers Jesse, sans pour autant déloger sa tête.

« Comment fais-tu pour toujours faire en sorte que même les soirées les plus pourries finissent toujours bien ? Il y a encore une heure, je pensais que c’était la fin de ma vie, mais maintenant ça va mieux. »

Elle adressa un petit sourire à Jesse, pour le remercier. Elle savait qu’il prenait aussi du plaisir à lui faire plaisir, mais elle ne voulait pas qu’il se sente obligé pour quelconque raison : que ce soit parce-qu’il était le frère d’Aaron, ou parce-qu’il ne voulait pas que son frère découvre la vérité. En même temps, il n’y avait aucun intérêt pour Prisca de lui dévoiler ça, car elle mettrait aussi sa vie en l’air. Car elle ne se voyait plus, maintenant, après ces années passées au Centre aux côtés d’Aaron, le perdre. Ce serait surement la pire épreuve de sa vie, si ce jour devait arriver.
La jeune femme chassa ses dernières pensées, ne voulant pas que la soirée reprenne le penchant triste qu’elle avait en son début. Elle se mit alors à observer Jesse danser. Et elle fut surprise, car elle ne l’avait jamais remarqué, mais il avait une certaine classe lorsqu’il dansait. En plus, comme Prisca, il était encore sur son trente et un, ayant paré un costume pour la sortie au restaurant. Il avait un très bon port de tête, pour le peu de ce que Prisca avait pu retenir de leur dernier et seul cours de danse.

« T’es meilleur qu’Aaron en danse, dis moi. Tu as pris des cours toi aussi ? Ou c’est un talent naturel que tu m’aurais caché ? »

Elle, penchait plutôt pour sa deuxième solution. Les deux frères Stevens avaient une certaine classe rien que dans leur façon d’être, lorsqu’ils faisaient un peu attention, et elle ne serait pas étonnée que l’un deux ait pu recevoir un certain don pour la danse. Bon, elle aurait aimé que ce soit Aaron, mais apparemment, ce n’était pas le cas.
Et puis, pour la première option, elle voyait mal Jesse se rendre en costume à un cours de danse. Et puis, pour quelle occasion irait-il prendre un cours de danse ?
Une idée lui traversa l’esprit, ce qui fit sourire Prisca.

« J’espère que tu seras d’accord pour m’accorder une danse, le jour de mon mariage, mon chat. »



© Pando



 
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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Lun 26 Oct - 15:07

Oops
I did it again
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« Je suis vraiment mal barrée pour danser à mon mariage, tu as raison. Mais on s'est inscrits à des cours particuliers, avec Aaron. Enfin, j'ai voulu qu'on s'inscrive, il a gentiment accepté au final de m'y accompagner. On a eu notre première séance la semaine dernière, et je crois que même la professeure est étonnée de rencontrer des gens qui savent aussi mal danser » dit-elle avant de se mettre à rire. Je ne tardais pas à rire moi aussi, imaginant parfaitement la scène. Aaron n'avait jamais été très doué pour ce qui concernait la danse, c'était toujours un peu un moment de panique pour lui, je pensais qu'il ne s'assumait pas du tout de ce point de vue-là et qu'il avait peur du ridicule. Pourtant il ne manquait pas de grâce, mais l'idée de se ridiculiser le paralysait. Je me souvenais encore de la première fois où il devait aller en boîte, voilà longtemps que je n'avais pas ri comme ce jour-là, rien que d'y repenser j'en avais presque la larme à l'œil. « Je me doute bien que ce n'est pas une idée d'Aaron. Je pense d'ailleurs que si ça ne tenait qu'à lui, il supprimerait la traditionnelle première danse de jeunes mariés. Il doit vraiment beaucoup t'aimer pour accepter de se ridiculiser en public. Quoi que franchement, je ne sais pas lequel de vous deux est le pire partenaire » répondis-je pour la taquiner. Et je continuais de faire danser Prisca, là elle se laissait complètement faire et me laissait mener la danse, ce qui en faisait une partenaire plutôt agréable pour le moment. Elle avait posé sa tête contre mon torse et tenait mes mains tout en se laissant entraîner. Pour me répondre, elle me sourit d'un air entendu, sachant très bien elle aussi qu'il n'y avait aucune chance qu'Aaron prenne un cours de danse de son propre chef. Et la chanson prit fin sans réellement que je ne m'en rende compte. Et une autre recommença, un peu plus énergique sans pour autant être tonique. Mais elle se prêtait beaucoup moins bien que la précédente à une danse douce et calme comme on le faisait. J'entraînais alors la future mariée, la faisant virevolter joyeusement partout sur la piste de danse. J'étais un bon danseur, du moins je maîtrisais les bases de la danse, j'avais un certain sens du rythme, j'étais musclé et tonique et malgré tout je savais rester gracieux. J'étais directif avec Prisca, parce que c'était moi qui menait la danse et qu'il fallait que je sois sûr de moi et de mes mouvements pour qu'elle puisse voir où je voulais aller et que la danse soit fluide comme elle l'était actuellement. C'était un moment agréable, comme toujours lorsque je le passais en compagnie de Prisca. Mais ce qui était encore plus agréable c'était que pas un moment je ne m'inquiétais de savoir si Aaron allait deviner à notre comportement l'un envers l'autre que Prisca l'avait trompé. Je ne réfléchissais pas à ma façon d'agir avec elle et tout était naturel et spontané et c'était particulièrement appréciable. J'étais parfaitement détendu et je profitais en toute simplicité d'une soirée sympathique avec une amie, ma foi fort sympathique elle aussi.

« Comment fais-tu pour toujours faire en sorte que même les soirées les plus pourries finissent toujours bien ? Il y a encore une heure, je pensais que c'était la fin de ma vie, mais maintenant ça va mieux » murmura Prisca comme si elle avait entendu mes pensées.  « Moi-même je ne sais pas. Je pense que je dois juste être un type génial dont la présence même suffit à illuminer ta vie. » Je lui adressais un petit clin d'œil amusé alors que je la faisais tourner sur elle-même, en écho à Prisca qui levait les yeux au ciel, désabusée. Je n'étais que très rarement sérieux lorsqu'il s'agissait de parler de ce que je ressentais vraiment. Appelez ça fierté ou volonté de garder ma virilité, qu'importe, je ne me confiais que très rarement. Ce n'était pas que je n'avais pas confiance en Prisca loin de là, je lui aurais confié ma vie si j'avais dû, mais plutôt simplement que je n'aimais pas réellement m'étendre sur ma personne, contrairement à ce que je pouvais laisser croire par mon comportement un peu arrogant par moments. Et Prisca était comme toujours très compréhensive. Jamais elle n'avait insisté et se contentait en général de me faire une moue pour me signifier qu'elle aurait aimé connaître la réponse, sérieusement. Le silence se réinstalla entre nous alors qu'une énième musique s'enchaînait et que nous n'arrêtions pas de danser. « T'es meilleur en danse qu'Aaron, dis-moi. T'as pris des cours toi aussi ? Ou c'est un talent naturel que tu m'aurais caché ? » « Bah oui évidemment, c'est vrai que j'ai une tête à aller prendre des cours de danse en douce » répliquais-je avec un sourire en coin. « De toute façon, Aaron a le cerveau, il ne pouvait pas non plus être doué en sport. Le sport c'est mon domaine. Et c'est cent pour centre naturel, figurez-vous mademoiselle. » « J'espère que tu seras d'accord pour m'accorder une danse, le jour de mon mariage, mon chat ? » me demanda-t-elle. « Je ne sais pas si tu le mérites » la taquinais-je. « Sale gosse » me lança-t-elle pour se venger. C'était ce que j'appréciais chez Prisca, elle ne se laissait jamais faire. C'était donc amusant de la taquiner et de la titiller parce qu'elle me renvoyait toujours quelque chose à la figure (je n'avais qu'à bien me tenir après tout). Du coup, au fil des années, c'était devenu un petit jeu entre nous, des taquineries qui faisaient lever les yeux au ciel à Aaron lorsqu'il y assistait, tant il trouvait ça puéril.

Je ne savais pas pendant combien de temps nous étions restés sur la piste à danser tous les deux et à rire, à oublier ce diner pourri, nos problèmes avec Aaron et ce mariage en perspective. J'avais l'impression de redevenir limite un gosse innocent (moi qui ne l'avait jamais été tant que ça, vue l'enfance pourrie que j'avais eue). Lorsque je regardais ma montre je me rendais compte qu'il était déjà presque deux heures du matin. Il y avait toujours autant de monde au Dispensaire bien que le bar n'allait pas tarder à fermer. Nous avions passé la soirée à danser, bien que de temps en temps nous ayons pris le temps de finir nos verres et même d'en commander de nouveaux et de la finir eux aussi. Mais désormais, il était l'heure de rentrer. J'avais promis à Aaron de veiller sur Prisca et je doutais qu'il apprécie que je dévergonde sa fiancée en lui faisant boire de la vodka jusqu'au bout de la nuit. « Allez, jeune fille. Il est l'heure de rentrer » lui dis-je alors que nous étions retournés nous asseoir à notre table. « Déjà ? » « Et oui… » Prisca soupira doucement mais se redressa en même temps que moi. Rapidement nous enfilions de nouveau nos manteaux avant de rejoindre ma voiture garée non loin. Prisca prit place côté passager tandis que je prenais place derrière le volant. Je démarrais et m'insérais sans difficulté dans la circulation pour quitter Brooklyn et rejoindre Manhattan direction mon appartement payé par le Centre. Pour quelqu'un comme moi, posséder un appartement à New York semblait déjà surréaliste mais en avoir un en plein milieu du quartier des affaires, c'était inimaginable. L'appartement n'était pas non plus gigantesque, mais il était suffisamment spacieux pour une seule personne. J'avais deux chambres, un salon ouvert sur la cuisine et une salle de bain. L'immeuble était équipé d'un gardien, d'un ascenseur et d'un parking privé (véritable luxe en pleine ville). Et pour moi ça n'avait pas de prix d'avoir une chance pareille. Rapidement, nous étions arrivés dans le sous-sol là où je garais ma voiture. Prisca descendait de la voiture, son sac à la main alors que j'en faisais de même puis que je fermais la voiture à clé. En prenant l'ascenseur j'appuyais sur le bouton qui menait au troisième étage. Et en quelques minutes, nous parvinrent jusqu'à mon appartement que j'ouvrais sans tarder.  « Après vous, mademoiselle » dis-je en la laissant entrer la première. « Fais comme chez toi. » Rapidement Prisca se mettait à l'aise, retirait veste et chaussures et laissait tomber son sac pendant que je me débarrassais à mon tour de ma veste, de mes chaussures et de mes clés. « Tu veux boire quelque chose ? » lui demandais-je alors qu'elle s'asseyait sur le canapé.
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J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Mer 28 Oct - 1:35



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Les chansons enchaînèrent les unes après les autres, tous comme les danses que Jesse finit par faire subir, si l’on peut dire, à Prisca. Elle ne s’en plaignait pas, loin de là, danser avec quelqu’un qui s’y connait un minimum, c’était agréable par moment. Mais elle n’avait pas forcément les chaussures adaptées à la danse. A la base, elle était juste censée faire un diner au restaurant, elle n’avait pas pensé finir la reine du dancefloor avant la fin de la soirée. Surtout qu’à force de danser, l’alcool que contenait son sang lui montait à la tête, et elle avait de plus en plus de mal à rester concentrée sur ses pas, et surtout à rester debout. Mais elle s’en fichait, Jesse la rattraperait si elle était sur le point de tomber. Au pire, elle aurait un bleu sur le postérieur pendant quelques jours, et la chute serait vite oubliée.

Cela commençait à faire un moment qu’ils étaient retournés s’asseoir à leur table, buvant plusieurs Vodka – plus Prisca que Jesse, ce dernier étant assez raisonnable pour ne pas risquer leurs vies sur la route retour de chez lui en buvant trop -, lorsque Jesse dit à Prisca que c’était l’heure de rentrer. Elle soupira doucement, car par cette simple phrase, elle venait plus ou moins de revenir à la réalité. Ils allaient rentrer chez Jesse, elle allait dormir et demain matin, elle allait devoir s’expliquer à Aaron, mais surtout, elle allait devoir affronter ses parents. Elle voyait déjà la scène : elle rentrant dans sa robe sale de la veille ou dans des affaires de Jesse, sa mère la regardant avec un œil de « Qui et que deviens-tu, ma fille ? » à la vue de ces vêtements d’homme qui n’appartenaient même pas à son fiancé. Le « Nous devons parler, ma fille. » prononcé par la voix grave de Camron Headey, le patriarche, qui signifiait que Prisca allait se faire remonter les bretelles comme lorsqu’elle était petite. Elle détestait quand son père faisait ça, comme si elle était encore une gamine et qu’elle ne pouvait pas faire ses propres choix. Et pendant ce temps-là, Aaron assisterait à la scène, interdit, ne désirant pas s’interposer entre Camron et Prisca pour ne pas voir les foudres du père Headey s’abattre sur lui. C’était compréhensible, après tout, c’était son beau-père, il fallait qu’il fasse bonne impression. Mais Prisca savait qu’elle le prendrait mal qu’il ne fasse pas quelque-chose pour la défendre elle.

Remettant sa veste sur son dos, elle prit le chemin vers la sortie du Dispensaire. Le froid s’était de nouveau installé dans les rues de la grosse pomme. La neige avait aussi fait son grand retour, quelques jours auparavant. Prisca resserra alors son manteau et son écharpe autour d’elle, suivant Jesse qui avançait en direction de sa voiture. A l’instar du premier trajet en voiture, les deux jeunes gens restaient silencieux. Pour sa part, Prisca était perdue dans ses pensées, comme souvent ces derniers temps. Elle qui, auparavant, était la joie incarnée, trouvait qu’elle devenait de plus en plus passive et terne, si l’on peut dire, au fur et à mesure que le temps passait. Comment en était-elle arrivée là ? Elle se doutait que ça avait un rapport avec ses études, enfin ça devait l’être. Elle ne pouvait penser que c’était à cause de toute cette histoire autour du mariage, car qu’importe ce que les gens pouvaient dire, Aaron était l’homme de sa vie. C’était celui qui, tous les matins, alors qu’elle se levait, lui mettait le sourire aux lèvres. C’était celui qui lui faisait des petites attentions quand elle avait un coup de blues, ou qu’elle avait eu une mauvaise journée. C’était lui qui savait remuer ciel et terre juste pour illuminer un peu plus sa vie, pour la rendre heureuse. Son Aaron.
Car, dans les premiers temps où Sam et Prisca avait déménagé à New-York, la jeune femme avait eu beaucoup de doutes quant à ce choix de partir. Elle savait que son frère et elle devait se faire aider, par rapport à leurs dons respectifs. Mais depuis qu’elle avait muté, justement, elle perdait régulièrement confiance en elle. Elle n’était plus jamais vraiment sûre des décisions qu’elle prenait, et les premiers jours au Centre et à la faculté avaient été très durs à cause de ça. Mais sa rencontre avec Aaron, quelques temps après, changea sa façon de voir sa mutation. Il était devenu son ancre dans ce nouveau monde. Bien sûr, l’arrivée peu de temps de Jesse rajouta du bonheur dans la vie de Prisca. Elle se fit un nouvel ami pour la vie, et tout semblait aller pour le mieux en suite.

Regardant toujours par la fenêtre, le paysage changea. Prisca pouvait maintenant reconnaître l’entrée de l’immeuble de Jesse. Elle se redressa donc sur son siège de voiture, pendant que Jesse entrait garer sa voiture. Une fois le moteur éteint, elle prit son sac et descendit de la voiture. Les deux jeunes gens prirent l’ascenseur menant au troisième étage, là où était l’appartement de Jesse. Galant comme il savait l’être parfois, il la laissa sortir de l’ascenseur en première, en lui disant de faire comme chez elle. Prisca eut un petit rire. De toutes façons, elle aurait fait comme chez elle-même s’il ne lui avait pas dit. Elle avait passé et passait toujours pas mal de temps chez le jeune Stevens, si bien que cet appartement était devenu sa deuxième maison. Elle se dirigea alors vers le canapé, enlevant veste et chaussures. Elle s’assit sur le sofa, tirant un plaid qui trainait sur le canapé afin d’en recouvrir ses jambes. Malgré le fait que l’appartement soit chauffé, elle pouvait sentir la fatigue de fin de soirée venir, et surtout la fraicheur que la fatigue apportait. Jesse lui posa une question, à laquelle elle prit quelques secondes de réflexion. Elle devrait lui demander de lui apporter un verre d’eau, histoire de ne pas se réveiller demain matin avec un mal de crâne ignoble. Mais Prisca n’avait apparemment pas envie d’être sage et de faire les choses correctement ce soir, alors, posant la tête sur le dossier du canapé, elle répondit à Jesse.

« Est-ce qu’il te reste encore de ce vin blanc que tu avais l’autre jour ? Il était vraiment délicieux, j’aimerai bien en avoir un verre si tu en as.
- C’est comme si c’était fait, Princesse. »

Prisca pouffa d’un petit rire. Jesse avait cette faculté de ne jamais vouloir prendre quelque-chose au sérieux, plaçant sans cesse des petits mots joueurs par-ci, par-là. Ça avait toujours eu le don de faire rire Prisca, et heureusement pour Jesse car c’était son but lorsqu’il agissait ainsi. La seule personne qui ne supportait plus ce genre de petites vannes, à la longue, c’était Aaron. Mais quand on doit supporter un frère comme Jesse depuis qu’on est tout petite, ça pouvait être compréhensible.
Jesse arriva dans la minute qui suivit avec le verre de la jeune femme. Il lui tendit avant de prendre place à ses côtés et d’allumer la télévision en fond.

« Merci, monsieur. »

Prisca prit ensuite quelques secondes de réflexion. Elle voulait poser une question à Jesse, son taux d’alcoolémie aidant surement. Mais elle se disait aussi que, si elle se sentait assez bien pour pouvoir lui poser cette question, comme il avait bu aussi, il serait peut-être apte à lui répondre, pour une fois. Elle fronça alors légèrement les sourcils, faisant une petite moue. Elle porta d’abord son verre à sa bouche, pour pouvoir profiter du vin pendant qu’il était encore bien frais. Elle ne put s’empêcher de se dire qu’il était vraiment bon. Mais elle laissa rapidement ses pensées de côtés pour pouvoir se concentrer sur Jesse. Il ne la regardait pas, ayant son regard fixé sur l’écran de télévision, à la perpendiculaire du regard que Prisca lui lançait. Elle prit une petite inspiration.

« A chaque fois que je viens chez toi, ce qui arrive quand même pas mal souvent en ce moment avec mes soucis de sur-inquiétude pour le mariage et tout, j’ai remarqué que j’ai toujours l’air de ne pas déranger. Il n’y aurait pas quelqu’un qui pourrait être jalouse que je sois aussi souvent rendue chez toi ? »

Prisca n’était pas bien fière de sa tournure de phrase, mais il ne fallait pas trop lui en vouloir : à presque trois heures du matin, il était normal qu’elle n’ait plus les idées très claires.
Ce qui restait clair dans sa tête, en revanche, c’était bien le fait qu’elle n’ait jamais vu d’autre femme qu’elle ici, dans cet appartement. Peut-être était-ce parce qu’elle le monopolisait, d’accord, alors qu’elle en avait un pas trop loin où son fiancé l’attendait, soit. Mais malgré le fait que Jesse ne soit pas quelqu’un qui aimait beaucoup, voire pas du tout, se confier, elle s’était toujours dit que s’il avait un jour une relation sérieuse avec une autre personne, il lui en parlerait. Mais il ne donnait jamais de nouvelles sur ce terrain-là, et Prisca devait se l’avouer, elle s’inquiétait un peu. Elle attendait donc patiemment, son verre de main à la main, que Jesse réagisse à sa question, en espérant qu’il réponde sérieusement cette fois-ci.



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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Ven 30 Oct - 15:36

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You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 

Je regardais Prisca s'installer sur le canapé et prendre ses aises dans mon salon, en attrapant le plaid qui se trouvait sur le canapé. Je savais qu'au vu de nombres d'heures que Prisca avait passé avec moi dans cet appartement depuis le temps que nous nous connaissions, il n'était plus étonnant qu'elle se sente parfaitement à l'aise ici. Elle ne vivait pas ici, n'était pas ma petite-amie, pourtant sa présence régulière ici m'avait poussé à faire quelques changements (certes infimes et ridicules mais tout de même) ou aménagement pour elle. Comme ce plaid le démontrait. J'avais beau regarder régulièrement la télé pour suivre un peu les matches de football américain, ce n'était pas mon genre de me blottir sous un plaid pour le faire. Mais Prisca était venue plus d'une fois avec un DVD à la main et une bonne bouteille de vin dans l'autre et elle se plaignait toujours d'avoir froid. Après plusieurs fois où elle s'était retrouvée emmitouflée dans un de mes sweat bien trop grands pour elle, j'avais compris le message et était allé investir dans un plaid qui restait sur le canapé en attendant que Prisca débarque à nouveau pour se blottir dessous. Je faisais également attention à ce que mon appartement soit à peu près toujours clean, au moins dans les pièces extérieures à ma chambre (qui elle restait quand même rarement nickel, il y avait toujours quelques boxers et quelques chaussettes esseulées pour venir tout casser). En la regardant, j'attendais qu'elle réponde à la question que je venais de lui poser quant à ce qu'elle souhaitait boire. « Est-ce qu’il te reste encore de ce vin blanc que tu avais l’autre jour ? Il était vraiment délicieux, j’aimerai bien en avoir un verre si tu en as » demanda-t-elle avec un petit sourire. « C’est comme si c’était fait, Princesse » répondis-je en me dirigeant vers la cuisine. Le fait que Prisca ne soit pas raisonnable ne me perturbait pas plus que ça. Je savais pertinemment que dans toute autre situation Prisca aurait fini par se montrer raisonnable et aurait choisi un verre d'eau. Mais il me semblait que plus la date du mariage approchait, plus le stress et la tension montait, plus Prisca avait besoin de lâcher prise et de se rebeller un petit peu de temps en temps. Peut-être était-ce sa façon d'évacuer l'angoisse du mariage qui approchait. A peine avais-je tourné le dos que je l'entendais rire, sûrement se moquait-elle de moi et de ma désinvolture. Elle savait que n'importe qui de sa famille ou même Aaron l'aurait regardé avec un drôle d'air lorsqu'elle avait fait le choix du vin plutôt que de l'eau, mais elle savait qu'avec moi, il ne fallait jamais prendre les choses au sérieux. Elle voulait un verre de bon vin ? Elle l'aurait, tant pis pour son mal de crâne demain. Nous savions tous les deux que si le lendemain s'avérerait difficile, je lui apporterais un peu d'aspirine et de l'eau pour évacuer tout ça, sans même songer à la réprimander deux secondes (Prisca n'était plus une enfant après tout). Une fois dans la cuisine, un petit sourire aux lèvres, j'ouvrais le réfrigérateur pour en sortir la bouteille de vin blanc déjà entamée. Alors que je refermais le réfrigérateur d'un petit coup de pied, j'attrapais un verre ç pied dans un des placards de la cuisine et servait un verre à la demoiselle. Je revenais dans le salon, trouvant Prisca devant la télé allumée pour lui apporter son verre. « Mademoiselle est servie » dis-je en lui tendant son verre, m'amusant du fait qu'elle n'était pas encore madame. « Merci, Monsieur » répliqua-t-elle du tac au tac.

Je m'asseyais sur le canapé deux secondes pour me poser un peu et regarder ce qu'il pouvait bien y avoir à la télé. Attrapant la télécommande que Prisca avait reposée sur la table basse, je commençais à zapper sans grande conviction tout en sentant le regard de Prisca percer deux petits trous au niveau de ma joue droite. A la sentir me fixer de la sorte, je me préparais à toutes sortes de questions, toutes les plus farfelues les unes que les autres (l'alcool aidant sûrement à avoir de drôles d'idées). Je cru même un instant, devant le temps qu'elle mettait à poser sa question, qu'elle s'était finalement ravisé, mais elle prit une inspiration et se lança. « A chaque fois que je viens chez toi, ce qui arrive quand même pas mal souvent en ce moment avec mes soucis de sur-inquiétude pour le mariage et tout, j’ai remarqué que j’ai toujours l’air de ne pas déranger. Il n’y aurait pas quelqu’un qui pourrait être jalouse que je sois aussi souvent rendue chez toi ? » Je devais avouer que je ne m'attendais pas du tout à une telle question. A tel point qu'un petit rire en coin m'échappa avant que je ne commence à répondre sur un ton pas réellement sérieux comme à l'accoutumée lorsqu'il s'agissait d'une question personnelle à mon encontre. « Oh tu sais chez moi, ça défile. Les filles passent une nuit, pas plus. Je suis trop sexy pour qu'une seule femme ait le droit de me garder jalousement pour elle... » Face au regard renfrogné que Prisca me lançait, je me doutais qu'une fois de plus, ma réponse évasive ne lui convenait pas du tout. Alors, je prenais une petite inspiration, me taisant un instant ensuite comme pour chercher les bons mots, comme si je cherchais réellement à trouver le pourquoi du comment de la chose. D'ailleurs lorsque je me remettais à parler, le ton jovial et plaisantin que j'avais eu plus tôt avait totalement disparu au profit d'un ton plus sérieux mais aussi beaucoup moins assuré. « Disons que je pense que c'est simplement mon côté pragmatique qui ressort. Je n'aime pas trop m'encombrer de choses inutiles. Et j'avoue avoir réellement du mal à trouver l'utilité dans une relation stable à partir du moment où tu sais que tu ne finiras pas ta vie avec cette personne. Quel intérêt de dépenser de l'énergie dans quelque chose perdu d'avance ? Je pense que j’attends de trouver la fille. Tu sais, celle avec qui je suis sûr d'avoir envie de passer ma vie. »

Je savais que Prisca attendait sans cesse que je parle plus sérieusement de moi, comme je venais de le faire. Parce que même si nous nous connaissions très bien, il y avait certainement dans zones de ma personnalité qu'elle ne parvenait pas à percer ou tout du moins pas à expliquer et je sentais que ça la travaillait. Pourtant ce n'était pas que je n'avais pas confiance en elle, bien au contraire. Juste que m’épancher sur ma propre personne ne faisait pas réellement partie de mes habitudes. Je ne cherchais pas à être mystérieux, juste que les questions personnelles me mettaient souvent mal à l'aise sans même que je sache réellement pourquoi. La plupart des gens l'ignoraient, sous mes allures de fanfaron c'était difficilement discernable, mais mes plus proches amis en avaient pleinement conscience eux, comme Prisca. Prisca me sourit doucement, comme si elle me remerciait de lui avoir confié quelque chose enfin, puis se lança dans une réponse à son tour, réagissant à ce que je venais de révéler. Finalement, une fois le sujet clos, je finissais par me redresser du canapé. « Désolé, mais j'en peux plus de ce smoking, il faut vraiment que j'aille me changer. Tu veux que je te prête de quoi te changer toi aussi ? » demandais-je tout en retirant ma cravate et ma veste de smoking. Je n'étais pas le genre à venir en jogging au boulot, mais j'avais quand même une tolérance limitée pour le port de la cravate, des vestes de costume et des pantalons droits à pinces. Je préférais de loin un bon vieux jean avec un t-shirt et ma veste en cuir à la limite. Disparaissant dans ma chambre, je me changeais pour troquer mes habits de soirées contre un jogging gris et un marcel blanc. Puis je fouillais dans mon armoire afin de trouver quelque chose qui conviendrait à Prisca pour la nuit. Sortant un t-shirt noir de mon placard, je le tendais à Prisca qui venait d'arriver dans ma chambre. Ce n'était pas la première fois que Prisca restait dormir à l'improviste chez moi, bien que ça soit arrivé assez rarement durant toutes ses années. « Tu veux un bas aussi ou ça te suffit ? » demandais-je doucement à la jeune femme.
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J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Jeu 19 Nov - 17:51



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
La première réponse de Jesse eut le don, une fois de plus, de faire faire un regard un peu noir à Prisca. Malgré le fait qu’elle commençait à avoir bien bu, elle s’était doutée qu’il allait lui répondre comme ça, de façon pas sérieuse, en rigolant. C’était ce qu’il faisait de mieux. Et malgré le fait que ça énerve Prisca parfois, elle comprenait parfaitement pourquoi il le faisait. C’était un mécanisme de protection contre le monde extérieur, un très bon moyen de ne pas voir ses sentiments détruits par autrui, par la vie et ses incidents. Il ne voulait pas que l’on puisse lui ruiner ses sentiments, comme certaines personnes savaient très bien le faire, alors il prenait tout à la rigolade. Comme ça, les gens pensent que vous êtes tout le temps content et heureux, et vous, vous n’avez pas à vous exposer.
Cependant, dans cette situation, Jesse savait qu’il pouvait se confier sans problèmes à Prisca, et ça lui était déjà arrivé. Pas souvent, certes, la jeune femme pouvait surement compter ces moment sur les doigts de ses deux mains, mais pour quelqu’un comme Jesse, c’était beaucoup. La plupart du temps, quand il le faisait, c’était surtout parce-que Prisca avait commencé à parler d’un sujet d’incompréhension entre Aaron et elle, et Jesse lui apportait des réponses en racontant des anecdotes de leur histoire, lorsqu’ils vivaient encore à Melbourne. Car malgré le fait que la jeune femme vivait depuis maintenant quatre ans avec le plus jeune Stevens, son enfance et ses années en Australie restaient encore un sujet sensible.
Alors que Jesse s’était tu pendant quelques secondes, comme Prisca l’observait toujours avec beaucoup d’insistance, elle put voir le visage du jeune homme changer. Le sourire qu’il portait depuis qu’ils étaient rentrés commencer à s’effacer, ses yeux devenaient moins rieurs, et ses traits devenaient plus tirés, plus sérieux. Elle leva légèrement un sourcil. C’était rare de voir un air aussi sérieux prendre place sur le visage de Jesse, si bien qu’elle se redressa légèrement, prête à attendre ce qu’il avait à dire, ne voulant pas en perdre une miette. Elle qui voulait toujours qu’il se confie, il était sur le point de le faire, alors ce n’était pas le moment de s’endormir.
Jesse prit la parole. Et tout ce qu’il dit alla droit au cœur de Prisca. Pourquoi ? Parce-que quand ça concernait les gens à qui elle tenait, elle ne pouvait de ressentir ce qu’ils essayaient de communiquer dans leurs paroles. Pas comme les mutants qui avait le don d’empathie, non, elle était juste sensible. Et à la vue de la profondeur des paroles de Jesse, elle ne pouvait que se sentir un peu mal pour lui, et désolée à la fois. La jeune femme s’appuya sur ses jambes pour faire basculer le haut de son corps vers Jesse, et vint déposer un léger baiser sur sa joue. Elle se remit ensuite dans sa position initiale, lui souriant, avant de prendre la parole à son tour.

« Tu sais, parfois, même si ce n’est pas pour toute la vie, partager des moments de joie et de tendresse avec une autre personne à qui on tient beaucoup, ça fait du bien. Je ne peux pas te dire de prendre exemple sur Aaron et moi, j’ai toujours su, dès que je l’ai vu la première fois, que c’était l’homme de ma vie. Mais même si ça n’avait pas été le cas, je n’aurai jamais regretté d’avoir pris de mon temps et de mon énergie pour les dépenser avec lui. »

La jeune femme se tut quelques instants. Depuis le début où elle avait pris la parole, elle avait parlé d’une voix douce, rassurante, comme elle savait très bien le faire, ne voulant pas faire peur à Jesse en partant dans une conversation qu’il pourrait juger trop sérieuse, et donc couper trop vite avant que Prisca soit sûre qu’il se soit confié assez pour que ça lui fasse du bien. Apparemment, il ne semblait pas réagir pour le moment, alors Prisca en profita pour continuer jusqu’au bout des idées qui lui trottaient dans la tête.

« Et tu n’aurais pas vu une personne qui serait susceptible de devenir LA femme de ta vie ? Tu sais, je serai plus que ravie d’avoir une belle sœur, moi. »

Elle fit un sourire tendre et rieur à Jesse. A vrai dire, oui, elle aimerait beaucoup que Jesse finisse par trouver la femme de sa vie, et qu’elle puisse avoir comme une sœur, par mariages interposés. Elle qui n’avait eu qu’un frère, elle s’était toujours demandée comment ça aurait été, si Sam avait été une fille. Pas qu’elle se plaignait qu’il soit né armé d’un pénis et non d’un vagin, le côté « grand frère protecteur » avait quand même du bon parfois. Même si Sam le sur-exprimait légèrement trop, elle savait qu’elle pouvait toujours compter sur lui en cas de pépins.
Mais d’un autre côté, elle se demandait comment deviendrait sa vie si elle venait à avoir une belle-sœur. Déjà, il faudrait qu’elle plaise à Aaron. Il n’était pas le grand frère protecteur des Stevens, mais il était très reconnaissant envers son frère, pour tous les sacrifices qu’il avait pu faire pour lui. Alors Prisca savait que s’il ne sentait pas sa belle-sœur, il le dirait directement à Jesse. Alors non seulement son propre frère à elle ne supportait pas son fiancé, mais si en plus son fiancé ne supportait pas sa belle-sœur… C’était une histoire à finir les dîners de famille à l’alcool à quatre-vingt-dix degrés.
Et puis, il y avait aussi quelque-chose que Prisca ne voulait pas voir arriver. C’était le fait qu’à partir du moment où Jesse se mette en couple avec quelqu’un, elle ne puisse plus le voir autant qu’elle le faisait maintenant. Qu’elle ne puisse plus débarquer à l’improviste comme elle le faisait régulièrement, ou alors décider à la dernière minute après un diner de famille pourri qu’elle restait dormir chez lui. Car une petite-amie, ça peut devenir très vite jalouse. Surtout que Jesse et Prisca étaient deux personnes proches, avec une très bonne relation. Qui avait même une fois était trop bonne… Et si cette nouvelle personne dans la famille finissait par découvrir ça, ce fameux soir ? Ce serait le début de la fin pour Prisca, et ça, c’est sûre, elle n’était pas du tout prête à vivre ça, car ça lui reviendrait à perdre tout ce qui s’était construit autour d’elle durant les années qu’elle avait passé au Centre.

La jeune femme finit par sortir de ses pensées, ne voulant pas s’enfoncer dans une réflexion plus grande que celle qu’elle commençait déjà à entreprendre. D’une, parce-que la situation ne se présentait pas, et de deux parce-que l’alcool faisait déjà assez effet sur elle, elle n’avait pas besoin de s’assombrir d’avantage les pensées. Elle prit une gorgée de vin assez conséquente, ne profitant même pas de la qualité du vin que Jesse avait pu lui offrir, malheureusement.
Elle vit alors que Jesse bougeait, se levant du canapé. Il avait envie d’enlever son smoking, et Prisca se dit que ce n’était pas une si mauvaise idée si elle se débarrassait de cette maudite robe de ce maudis diner au restaurant. Elle se leva alors à son tour du canapé, titubant un peu, murmurant un « Je veux bien, oui. » à Jesse. Elle le suivit ensuite jusque dans sa chambre, là où se trouvait ses affaires.
Lorsqu’elle entra dans la chambre, elle ne put s’empêcher d’avoir un petit rire. Depuis tout ce temps qu’elle connaissait Jesse, elle n’avait jamais compris pourquoi sa chambre était la seule pièce qu’il n’arrivait pas à garder rangée. Tout le reste de son appartement était plutôt cosy, propre et agréable à vivre. Mais sa chambre avait toujours été un défouloir d’un trop plein de bon rangement. Ainsi, on pouvait voir toutes sortes de sous-vêtements joncher le sol, à divers endroit de la pièce.

« Tu sais, chat, une chambre, ça se range de temps en temps. Il ne faut pas que ranger ton salon. Heureusement que les filles ne font que passer ici, en fin de comptes. »

Elle releva la tête pour faire un petit sourire moqueur à Jesse, qui lui était parti sur totalement un autre sujet. En effet, il venait de poser une question à Prisca, juste avant que celle-ci ne se moque de lui sur sa façon de ranger. Et le temps que son cerveau fasse les bonnes connexions aux bons endroits pour faire une réponse appropriée à la question, Prisca resta quelques secondes avec une tête d’ahurie.
Elle finit par faire le lien lorsqu’elle vit que le jeune homme tenait un tee-shirt à bout de bras, apparemment le destinant à la demoiselle. Elle retrouva ensuite la faculté de parler, quand son cerveau eut fini de barboter dans l’alcool.

« Tu sais, ce n’est pas comme si j’avais quelque-chose à cacher, tu m’as déjà vu nue après tout. »

Alors, le sourire de la jeune femme s’évanouit. C’était la première fois depuis des années qu’elle n’avait pas reparlé aussi franchement de cette soirée là devant Jesse, devant n’importe qui que ce soit en fin de comptes. Et elle se choqua elle-même d’oser l’évoquer. Car, malgré tout ce que les deux jeunes gens pouvaient penser, c’était un sujet tabou, de ceux qu’on ne parle qu’en petit comité et encore, quand on en parlait. Et eux, ils n’étaient plus censés en parler. Baissant le regard, Prisca prit le tee-shirt que Jesse lui tendait plus fortement qu’elle n’aurait voulu le faire, avant de se retourner en laissant sortir un « Laisse tomber ». Elle alla se mettre face au lit, de façon à ce que Jesse soit dans son dos. Elle défit le zip de sa robe, la laissant tomber sur ses chevilles. Elle portait des sous-vêtements noirs, simples, rien d’extravagant – elle n’était pas une femme extravagante, de toutes manières. Elle enfila ensuite rapidement le tee-shirt que Jesse lui avait prêté, avant de ramasser sa robe et de repartir vers le salon, sans jeter un regard à Jesse.
Qu’est-ce qu’il lui avait pris de reparler de cette soirée à voix haute ! Ils se l’étaient promis, pourtant, ils ne devaient plus en parler. Depuis des années, ils vivaient bien, ou plutôt bien, leurs vies depuis cet incident. La preuve, Prisca allait tout de même finir par se marier avec le deuxième Stevens, celui qui lui faisait tourner la tête depuis tant d’années. L’homme qu’elle aimait. Elle aimait Jesse aussi, bien sûr, mais en tant qu’ami, que beau-frère, rien à voir avec la façon dont elle aimait Aaron. Mais pourquoi elle ne pouvait s’empêcher, alors, d’avoir envie de rougir lorsqu’elle repensait à la nuit qu’ils avaient passée ensemble ? Pourquoi avait-elle envie de partir en courant lorsqu’on pouvait lui faire remarquer qu’elle était quand même très proche de son beau-frère ? Elle avait honte, surement. Honte d’avoir été infidèle à l’homme le plus gentil et le plus attentionnée qu’elle ait pu rencontrer durant sa courte vie. Honte d’avoir cédé à l’un des pêchés, comme le fond les personnes qui peuvent être malheureuses dans leurs vies, qui n’ont rien à perdre.
Elle, en revanche, elle le savait, elle avait beaucoup à perdre.
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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Sam 28 Nov - 10:02

Oops
I did it again
Prisca
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Jesse


 

 



 

 

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Quand je devenais enfin sérieux et que je donnais une réponse à peu près sérieuse quant à l'absence d'une femme dans ma vie, je sentais l'attention de Prisca qui allait en croissant. A cet instant, je sentais que malgré l'alcool qui devait embrouiller son cerveau au moins autant que le mien, Prisca essayait de se focaliser uniquement sur les paroles qui pouvaient bien sortir de ma bouche. Et elle vint embrasser ma joue. Une fois de plus, c'était un geste peu habituel entre nous et ce malgré notre amitié fusionnelle. Comme à chaque fois, c'était à cause de cette fameuse nuit que nous avions proscrit même le plus innocent rapprochement physique entre nous, ou tout du moins (à défaut que les supprimer totalement) de les raréfier au possible. C'était par égard pour Aaron et sa relation avec Prisca qui méritait d'avoir une chance, c'était également par égard pour nous, pour nous éviter de repenser à cette fameuse nuit, car je ne savais pas pour Prisca mais pour moi, autant je ne pensais jamais à ce qu'il avait pu se passer entre nous, autant lorsqu'elle me touchait c'était la première chose qui me revenait à l'esprit. Il fallait avouer que cette nuit nous avait tous les deux marqué au fer rouge et étrangement, elle nous avait rapprochés. C'était notre secret commun, notre pêché, notre erreur. C'était quelque chose qu'on ne partageait avec personne d'autre, d'unique, comme notre amitié si fusionnelle malgré tout. « Tu sais, parfois, même si ce n’est pas pour toute la vie, partager des moments de joie et de tendresse avec une autre personne à qui on tient beaucoup, ça fait du bien. Je ne peux pas te dire de prendre exemple sur Aaron et moi, j’ai toujours su, dès que je l’ai vu la première fois, que c’était l’homme de ma vie. Mais même si ça n’avait pas été le cas, je n’aurai jamais regretté d’avoir pris de mon temps et de mon énergie pour les dépenser avec lui » répondit-elle alors à mon aveu. Un petit silence s'installa avant qu'elle ne rajoute : « Et tu n’aurais pas vu une personne qui serait susceptible de devenir LA femme de ta vie ? Tu sais, je serai plus que ravie d’avoir une belle sœur, moi. » Je restais silencieux un instant, comme si je me posais toutes ses questions pour la première fois de ma vie et que je cherchais réellement les réponses justes à ces questions. Après un petit soupir, je répondais à Prisca aussi honnêtement que je le pouvais. « Ce n'est pas que j'ai peur de regretter de passer des instants privilégiés avec quelqu'un avec qui je ne passerai pas ma vie, c'est juste que je n'arrive pas à m'attacher suffisamment pour avoir envie de passer ces instants avec. Je n’ai pas envie d'avoir à faire des efforts pour une quelconque fille. Ou plutôt qu'aucune fille n'a réussi à me donner l'envie de faire des efforts. La seule personne au monde pour laquelle j'ai envie de faire des efforts, je pense que c'est toi. Faut dire que je fais un élément de comparaison assez difficile à concurrencer. Alors non, je n'ai pas encore trouvé LA fille mais je le vis bien. J'aime quand même ma vie aujourd'hui. Après tout, j'ai mon frère, mon meilleur ami et ma meilleure amie assez envahissante pour me tenir compagnie, j'ai encore tout le temps de trouver. Et en attendant je préfère profiter. Puis tu sais très bien que la fille que je présenterai à Aaron a intérêt à en avoir sous le capot, il est ton fiancé, forcément il se montrera plus exigeant que moi. »

Prisca savait à quel point ma relation avec Aaron était importante à nos yeux. Nous étions notre seule famille, nous avions grandi ensemble et si son bonheur avait toujours été mon premier souci, je savais qu'aujourd'hui il se sentait redevable envers ma personne. Je ne lui avais pourtant jamais rien demandé mais en grandissant Aaron avait rapidement compris les sacrifices que j'avais eu à faire pour lui assurer une enfance normale et depuis qu'il était en âge de comprendre, Aaron avait tâché de m'apporter à sa façon des choses. Il me filait ses cours en rentrant du Lycée et même s'il avait dû partir à New York avant moi, à mon arrivée, il s'était assuré que tout se passe au mieux pour moi, il m'avait trouvé une nouvelle famille. Il était donc évident que si je me trouvais une copine avec qui cela devenait plutôt sérieux, le premier critère serait qu'il faudrait qu'elle plaise et s'entende bien avec mon frère. Le deuxième serait qu'il faudrait qu'elle s'entende bien avec Sam et Prisca également. Car ces deux-là faisaient désormais également partie de ma famille et leur approbation vaudrait également son pensant d'or quant à l'avenir de ma relation avec cette jeune femme. Mais je ne ressentais pas le besoin de me caser avec quelqu'un, ma vie était bien comme elle l'était en ce moment, j'étais heureux. Il était évident que la présence d'une femme dans ma vie bousculerait de façon effective mes habitudes, et pas seulement les miennes mais celles de Sam et de Prisca également. Ils venaient souvent chez moi que ce soit pour regarder un match de Baseball ou pour chercher du réconfort. Il était évident que n'importe quelle petite amie ne tolérerait pas ça longtemps.  Je finissais par sortir de mes pensées et me rendait aussitôt compte que porter ce smoking commençait réellement à me déranger. Je me dirigeais donc vers ma chambre, Prisca sur les talons. Et je lui choisissais une tenue pour dormir, un t-shirt noir que j'avais depuis plusieurs années. Mais Prisca ne m'écoutait pas et préférait se moquer de l'état, certes déplorable, de ma chambre. « Tu sais, chat, une chambre, ça se range de temps en temps. Il ne faut pas que ranger ton salon. Heureusement que les filles ne font que passer ici, en fin de comptes. » « Tu vois, c'est exactement pour cette raison que je préfère attendre la bonne, celle qui m'acceptera avec tous mes travers, y compris mon côté un peu bordélique. » Finalement, Prisca sembla se rappeler que je lui avais posé une question avant qu'elle ne m'interrompe pour se moquer des caleçons qui traînaient sur le sol de ma chambre par-ci par-là. Elle regarda un instant ce que je lui présentais depuis quelques instants à bout de bras. « Tu sais, ce n’est pas comme si j’avais quelque-chose à cacher, tu m’as déjà vu nue après tout. » Aussitôt son sourire disparu et Prisca attrapa le t-shirt que je lui tendais avec une force non-nécessaire. Mon sourire à moi aussi c'était également évanoui. Cette façon que Prisca venait d'avoir de parler de cette fameuse nuit de but en blanc sans que je ne m'y sois attendu eu le don de me mettre aussitôt mal à l'aise, me mettant également face à ma plus grosse erreur. « Laisse tomber », dit-elle avant même que je n'ai eu le temps de songer à dire quoi que ce soit. Visiblement mal à l'aise elle aussi et en colère contre elle-même d'avoir mis un pareil sujet sur le tapis, elle se tourna, me montrant son dos avant de défaire le zip de sa robe. Quelque chose en moi, une petite voix, me disait de me retourner pour regarder ailleurs et penser à autre chose, pour éviter le malaise qui nous entourait, mais je n'en fis rien. J'étais trop étonné pour réagir réellement à tout ce qui venait de se passer en quelques secondes à peine. Mes yeux restèrent rivés sur le dos de ma belle-sœur, admirant ses formes généreuses. Prisca était une femme magnifique au naturel, elle n'avait pas besoin du moindre artifice pour être belle, ni maquillage, ni sous-vêtements affriolants. C'était indéniablement la première chose qui m'avait marqué chez elle et je ne pouvais nier l'attraction qu'elle avait sur ma personne, preuve en était qu'à cet instant j'étais incapable de détourner mon regard d'elle. Cette nuit, bien que tabou et fortement regrettée par la suite, restait gravée dans ma mémoire avec une précision impressionnante. Elle finit par enfiler rapidement mon t-shirt avant de ramasser ses affaires pour quitter ma chambre et filer droit vers le salon sans même prendre la peine de me regarder. Je restais un instant dans ma chambre à soupirer. La légèreté de la soirée venait de définitivement rendre l'âme. Aussi, je me changeais, retirant ce smoking qui devenait bien trop rigide à mon goût pour le troquer contre un jogging et un marcel. Je rejoignais Prisca qui venait de s'asseoir sur le canapé, finissant le verre de vin que je lui avais servi plus tôt. « Ecoute, on savait que ça ne serait pas facile. On a fait le choix de garder le secret et de conserver notre amitié, c'est quelque chose qu'on doit assumer maintenant. » Je m'asseyais à ses côtés, m'adossant contre le dossier du canapé. Je la regardais un instant avant de finir par reprendre la parole. « Tu devrais aller dormir dans ma chambre, tu seras mieux installée dans mon lit. Je dormirais sur le canapé. »
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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Mer 2 Déc - 0:33



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Continuant de marcher en direction du salon, elle se rassit sur le canapé, abandonnant ses fringues quelque part dessus, peu lui importait. Elle attrapa rapidement son verre de vin, le finissant d’une traite - au diable maintenant la qualité. Quelle cruche elle pouvait être ! Elle entendit ensuite les pas de Jesse revenir vers elle, elle ferma alors les yeux, appuyant sa tête en arrière sur le rebord du canapé. En ce moment même, elle ne voulait pas croiser le regard de Jesse. Elle ne voulait voir ce regard qu’il pouvait avoir, ce regard désolé et en même temps ne l’étant pas forcément complètement. Ce regard plein de souvenirs, de mauvais souvenirs, qui pourtant resteraient gravés. Elle sentit qu’il s’assit à ses côtés, sur le canapé. Elle garda les yeux fermés.

« Écoute, on savait que ça ne serait pas facile. On a fait le choix de garder le secret et de conserver notre amitié, c'est quelque chose qu'on doit assumer maintenant. »

Bien sur, elle savait. Elle avait été d’accord à ce moment là avec ce que Jesse venait de dire, c’était sur. Elle ne se voyait pas aller ruiner sa relation naissance, à l’époque, avec Aaron pour cette broutille. Disait-elle. Maintenant, elle ne savait plus, elle était perdue. Depuis quelques temps, c’était vraiment comme si elle était dans le flou total. Elle n’avait, jusque maintenant, pas plus repensé que ça à cette histoire, mais c’était avant. Maintenant, c’était le flou total.
Elle ouvrit les yeux, regardant le plafond. Elle perdait confiance en elle, elle le sentait. Elle sentit aussi très nettement une larme couler le long de son visage, le long de sa tempe. Fragile, elle était, comme bout de femme, malgré la force qui pouvait l’animer en règle générale. De plus, elle avait beaucoup trop bu pour une seule soirée, et tout le monde sait très bien que l’alcool, les nerfs, les sentiments et les secrets ne font jamais bon ménage.

« C’est juste… Ce sentiment toujours là, tout le temps présent… C’est pesant… Je me sens comme un monstre dès que je le vois… Je… Ça me fait mal au coeur, tu vois ? Je me dis qu’il ne mérite pas ça, pas lui quoi… Il y a des connards qui méritent, et encore, mais lui… »

Tournant la tête vers Jesse, de nouvelles larmes vinrent couler sur sa peau. Jesse pouvait maintenant les voir. Elle avait pris une voix extrêmement douce, en parlant, quelque-chose de plutôt incompréhensible vue la situation. Elle devait être comme une furie, une tornade, en voulant au monde entier et à je-ne-sais-quelle entité existante ou non que ce moment là soit un jour arrivé. Elle s’en voulait à elle-même, là dessus, il n’y avait aucun doute. Elle s’en voulait d’avoir fait ce qu’elle pouvait reprocher à tant de gens. Cette action qu’elle reprochait elle-même à son ex-copain, celui qu’elle avait avant qu’elle n’eut à déménager pour New-York. Il avait lui-même trompé Prisca avec une de ces filles qui n’attendaient que ça, de passe pour une briseuse de couple du moment qu’elle profitait d’une bonne partie de jambes en l’air. Elle lui en avait tellement voulu, elle l’avait tellement maudit pour son geste. Lorsqu’elle lui avait demandé pourquoi, il avait simplement répondu qu’elle était trop distante par rapport à lui, ces derniers temps, et que ça le saoulait. Ce à quoi Prisca avait répondu par une crise de larmes, quelques affaires jetées à même le sol et une porte claquée. S’il avait su, à cette époque, pourquoi Prisca devenait distante. Si seulement ! Muter n’est pas chose facile, pour personne, qu’on mute dès nos premiers mois de vie, pendant notre adolescence ou lors de nos derniers moments sur terre. Ce qui vous diront le contraire, c’est qu’ils sont chanceux et n’ont pas de don pouvant leur pourrir la vie. Prisca, elle, a très mal vécu sa mutation à ses débuts. Et tout ça, suite à un stupide accident de jet-ski.Sam et elle ont toujours adoré la mer, l’océan, les vagues. Ils ont été leur quotidien lorsqu’ils habitaient encore à San Francisco, avec leurs parents. La petite qu’était Prisca a commencé le surf jeune, alors qu’elle n’avait que sept ans. Elle n’avait jamais été sportive, dans le sens où elle n’aimait pas faire de sport, que ça fusse à l’école ou pour s’amuser. Mais le surf avait toujours été quelque-chose qu’elle trouvait fascinant. Son grand frère en faisait déjà depuis deux ans, et elle ne loupait aucune de ses compétitions. Un jour, lorsqu’ils virent à quel point leur fille aimait ça, les parents Headey inscrivirent leur fille au club de surf où était Sam. De là, petite Prisca fit beaucoup de progrès et très rapidement, elle devint plus que à l’aise parmi les vagues sous les regard à la fois approbateurs et inquiets du reste de la famille.

Un jour, alors que Sam et elle s’étaient rendus par ce beau dimanche après-midi à la plage pour profiter des dernières vagues qu’offrait la fin de l’été, un ami du club où ils étaient proposa à Prisca un tour en jet-ski. Elle avait toujours aimé en faire, et puis il fallait avouer qu’elle en pinçait malgré le fait qu’elle soit en couple pour le jeune homme. Sam, à son habitude, réprimanda Prisca sur sa conduite, mais elle n’en avait que faire de ce qu’il pouvait lui dire, elle n’était plus une enfant. Partant pour son excursion, elle se dit même pas deux minutes plus tard qu’elle aurait du, pour une fois, écouter son frère. L’idiot qui conduisait se laissa emporter par le courant, voulant mettre la frousse à Prisca en étant aussi proche des rochers. Sauf que le moteur se coupa, impossible de se rallumer, et le jet-ski alla percuter les rochers pour de vrai. Sam qui était sur la plage, voyant toute la scène se dérouler sous ses yeux, ne perdit pas plus de temps et plongea pour aller aider sa soeur. Résultat, ils se retrouvèrent tous les deux à l’hôpital, elle à cause d’un énorme traumatisme crânien qui engendra une noyade, lui car il ne pouvait plus reprendre sa respiration, essayant en vain de sauver sa soeur.

Cela devait bien faire une minute que Prisca était perdue dans ses pensées. Elle dérivait trop, beaucoup trop, merci la Vodka, le vin et autres conneries. Se frottant les yeux, elle ramena des genoux contre sa poitrine, en profitant pour poser son verre sur la table basse, afin de poser sa tête sur ses genoux. La télévision tournait toujours en arrière plan, mais il semblait à Prisca que les images n’avaient plus vraiment de sens et le son n’était qu’un brouhaha sans fin.

« Tu devrais aller dormir dans ma chambre, tu seras mieux installée dans mon lit. Je dormirais sur le canapé. »

Prisca secoua la tête. Elle ne voulait pas que Jesse se prive pour elle, il méritait une bonne nuit de sommeil aussi, il n’y avait pas de raisons. Et puis, elle ne se l’avouait pas, mais elle n’aimait pas forcément dormir seule. Surtout quand elle était saoule comme là. De vieux souvenirs, comme celui qu’elle venait d’avoir, resurgissaient et elle le vivait mal en général. Elle finissait souvent par avoir besoin de réconfort. Malgré le fait que cela pouvait rendre la sitaution encore plus bizarre, elle se laissa glisser pour poser sa tête sur la cuisse de Jesse et pour s’en servir comme oreiller. Ses yeux commençaient à se fermer, mais elle ne voulait pas dormir. A vrai dire, pour la première fois depuis longtemps, elle voulait parler. Elle voulait en parler.

« Non, c’est ton lit. Et puis je risque de partir tôt demain matin - petit coup d’oeil en direction de la pendule - enfin, dans quelques heures quoi. Je veux pas te réveiller en me levant… »

Elle prit une petite pause, pour réfléchir à ce qu’elle voulait dire exactement. Et vue l’état de ses neurones, baignant dans quelques verres d’alcool quand même, réfléchir devenait une épreuve.

« Jesse… Comment on en était arrivés là, dis ? »



© Pando



 
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YOUR SAFETY IN OUR HANDS

J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Mer 2 Déc - 21:09

Oops
I did it again
Prisca
feat.
Jesse


 

 



 

 

You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 


« C’est juste… Ce sentiment toujours là, tout le temps présent… C’est pesant… Je me sens comme un monstre dès que je le vois… Je… Ça me fait mal au coeur, tu vois ? Je me dis qu’il ne mérite pas ça, pas lui quoi… Il y a des connards qui méritent, et encore, mais lui…répondit alors Prisca tandis que je m'installais à ses côtés sur le canapé. » « Oui je vois. C'est la même chose pour moi aussi, tu sais. Je suis son grand frère, je suis censé le protéger. Pas le trahir. Je suppose que la culpabilité est le prix à payer pour ce que nous avons fait. » Prisca se perdit alors dans ses pensées, ne répondant pas réellement à ce que je venais de dire. Mais cela ne me dérangeait pas, je savais qu'elle était d'accord avec moi et je n'attendais pas de réponse de sa part. Pendant quelques instant, je me demandais ce à quoi elle pouvait bien penser, dans son regard je voyais en tous les cas que ce n'était pas bien gai comme pensées. Au bout d'un moment, après m'être moi-même perdu dans mes pensées, je finissais par en sortir pour proposer à Prisca de dormir dans mon lit et de me laisser le canapé. Je n'allais quand même pas la faire dormir sur le sofa tandis que je profiterai de mon lit deux places et moelleux. Mais Prisca était une femme de têtue. « Non, c’est ton lit. Et puis je risque de partir tôt demain matin.. Enfin, dans quelques heures quoi. Je ne veux pas te réveiller en me levant… » dit-elle en secouant doucement la tête négativement. « Prisca... Prends mon lit, c'est un ordre. » Elle ne répondit pas, de nouveau dans ses pensées et je la regardais avec interrogation me demandant ce qui lui passait par la tête quand elle me posa la question : « Jesse… Comment on en était arrivés là, dis ? » Je souriais alors doucement en coin. Car même si ces moments me valait une culpabilité qui ne me quittait jamais, cela restait quand même de bons moments, gravés dans ma mémoire. Je n'avais rien oublié de cette soirée-là.

« Tu ne t'en souviens pas ? » lui demandais-je en plantant mes yeux bleus dans les siens. « Ça a commencé à cause de Sam. Il disait avoir vu Aaron draguer Elizabeth Peterson dans la bibliothèque. Je pense qu'à l'époque tu ne savais pas encore à quel point Sam pouvait être capable de vous mettre des bâtons dans les roues à toi et Aaron. Sam m'avait raconté que tu étais montée telle une furie dans la bibliothèque du Manoir pour lancer un regard noir à Aaron avant de faire fuir Elizabeth. J'ai tellement ri à l'époque en imaginant cette pauvre fille se ratatiner sous ton regard noir. Je me souviens encore entendre tes cris depuis le salon en bas où j'attendais avec Sam qui semblait particulièrement content de lui. Tu n'avais pas tardé à comprendre que Sam avait exagéré et qu'il ne s'était rien passé entre Elizabeth et Aaron. Tu étais donc redescendue pour dire à Sam que c'était vraiment petit de jouer de cette façon avec vos sentiments. Et après je ne sais pas vraiment comme ça s'est passé, mais je sais juste que ça a fini comme ça fini à chaque fois. Toi à te prendre la tête avec un Sam sur qui tout ça glisse et qui continue de s'amuser de tout ceci et un Aaron qui ne dit plus grand chose à qui que ce soit. J'avais fini par prendre Aaron à part dans sa chambre pour lui demander ce qu'il s'était passé, pendant que tu continuais à te disputer avec ton frère. Quelle peste celui-là déjà si jeune ! Evidemment ça n'avait pas fini comme tu l'avais espéré. T'avais demandé à Sam d'aller présenter ses excuses à Aaron ce qu'il n'avait jamais fait (il avait préféré aller consoler Elizabeth si tu vois ce que je veux dire...). J'avais fini par retourner dans ma chambre pendant que tu parlais avec Aaron. Vous vous étiez disputés pour Sam une fois de plus et Aaron avait dit qu'il en avait assez et qu'il préférait passer la soirée hors du Manoir, qu'il allait sortir avec Hugo et Max en boîte plutôt que de rester ici. » Je marquais une courte pause, juste histoire de retrouver mon souffle et de formuler le reste de mes pensées. « Tu as débarqué en larmes dans ma chambre après le départ d'Aaron alors que j'écoutais de la musique. Puis comme à chaque fois, je t'avais consolée. Je ne sais plus trop comment j'en suis arrivé à faire ça, mais je t'avais proposé de danser avec moi sur la chanson O'Children de Nick Cave. J'avais enfin réussi à te tirer un sourire. C'était un drôle de sourire parce que tu avais encore les yeux rouges d'avoir trop pleuré et que ton maquillage avait complètement coulé. Mais tu souriais. Et je crois que malgré tes yeux bouffis et les vieilles traces de maquillage, je me rendu compte que tu étais... Magnifique. Enfin je pense que je le savais déjà, n'importe qui était capable de remarquer que tu étais une jolie fille, mais là je ne sais pas, peut-être que les larmes rendaient tes yeux bleus plus bleus. C'est à cause de moi que ça a dérapé. Je ne sais pas trop ce qu'il se passait dans ma tête, mais je me suis retrouvé à approcher mes lèvres suffisamment près des tiennes pour essayer de les embrasser. Mais tu as légèrement tourné la tête. »

Doucement alors, je caressais ses lèvres de mon pouce, quelques instants. « Et pour en finir, je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé mais tu as fini par céder et on s'est embrassé. Quant au reste disons que c'est venu naturellement par la suite. Je me souviens juste mettre endormi avec toi dans mes bras après tout ça. Et quand je me suis réveillé peu après, tu venais de quitter ma chambre. » Je baissais alors les yeux, reposant ma main sur ma cuisse. Le souvenir de ce qu'il s'était passé après notre baiser était aussi précis que tout le reste malgré les années écoulées. Je me souvenais encore de la première fois où j'avais découvert son corps nu, je me souvenais de chacune de ses formes, de ses sous-vêtements qui n'avaient rien d'affriolants mais son corps n'en avait pas besoin pour être sublimé. Je me souvenais de la douceur de sa peau, du goût de ses lèvres, de son parfum enivrant. Je me souvenais de ses soupirs et de ses feulements qui parvenaient doucement à mes oreilles. Je me souvenais du battement de son coeur, de la façon dont sa peau se couvrait d'une chair de poule et de cette façon qu'elle avait de se mordre la lèvre inférieure. Mais tout ça, je le gardais pour moi.
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ENFORCE THE LAW

J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Mer 16 Déc - 20:44



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Après avoir posé sa question à Jesse, Prisca releva son buste, se soutenant d’une main, son coude verrouillé pour ne pas tomber. Elle abordait un de ces regards un peu tristes sur les bords mais surtout complètement déboussolé. Et elle l’était, déboussolée. Elle mettait ça peut-être un peu trop rapidement sur le dos de l’alcool, mais ça y jouait. De base, elle était un peu perdue. Elle aimait Aaron, de tout son coeur de et tout son être, elle en était sûre, mais rien que le fait d'évoquer cette fameuse soirée la retournait. Elle savait que ce qu’ils avaient fait resterait toujours quelque-chose de mal, mais elle ne pouvait s’empêcher aussi de penser qu’elle y avait pris du plaisir, et elle s’en voulait à mort. Si on était une personne droite et de morale, on ne s’autorisait pas à penser qu’on avait pu prendre du plaisir avec son beau-frère, non. Et sa question n’était pas là parce-qu’elle ne se souvenait pas, mais plutôt parce-qu’au fil des années elle avait perdu le comment en essayant de chercher le pourquoi. Et vu qu’ils étaient partis pour tourner autour du sujet, autant en parler directement… Un petit sourire en coin vint alors prendre place sur le visage de Jesse.

« Tu ne t'en souviens pas ? lui demandais-je en plantant mes yeux bleus dans les siens. Ca a commencé à cause de Sam. Il disait avoir vu Aaron draguer Elizabeth Peterson dans la bibliothèque. Je pense qu'à l'époque tu ne savais pas encore à quel point Sam pouvait être capable de vous mettre des bâtons dans les roues à toi et Aaron. Sam m'avait raconté que tu étais montée telle une furie dans la bibliothèque du Manoir pour lancer un regard noir à Aaron avant de faire fuir Elizabeth. J'ai tellement ri à l'époque en imaginant cette pauvre fille se ratatiner sous ton regard noir. Je me souviens encore entendre tes cris depuis le salon en bas où j'attendais avec Sam qui semblait particulièrement content de lui. Tu n'avais pas tardé à comprendre que Sam avait exagéré et qu'il ne s'était rien passé entre Elizabeth et Aaron. Tu étais donc redescendue pour dire à Sam que c'était vraiment petit de jouer de cette façon avec vos sentiments. Et après je ne sais pas vraiment comme ça s'est passé, mais je sais juste que ça a fini comme ça fini à chaque fois. Toi à te prendre la tête avec un Sam sur qui tout ça glisse et qui continue de s'amuser de tout ceci et un Aaron qui ne dit plus grand chose à qui que ce soit. J'avais fini par prendre Aaron à part dans sa chambre pour lui demander ce qu'il s'était passé, pendant que tu continuais à te disputer avec ton frère. Quelle peste celui-là déjà si jeune ! Evidemment ça n'avait pas fini comme tu l'avais espéré. T'avais demandé à Sam d'aller présenter ses excuses à Aaron ce qu'il n'avait jamais fait (il avait préféré aller consoler Elizabeth si tu vois ce que je veux dire...). J'avais fini par retourner dans ma chambre pendant que tu parlais avec Aaron. Vous vous étiez disputés pour Sam une fois de plus et Aaron avait dit qu'il en avait assez et qu'il préférait passer la soirée hors du Manoir, qu'il allait sortir avec Hugo et Max en boîte plutôt que de rester ici. »

A l’évocation de cette histoire, Prisca ne put quand même s’empêcher d’avoir un petit sourire. Il était vrai que Sam n’avait pas changé au fil des années. Il n’avait jamais approuvé le couple que formait sa soeur avec Aaron, allez savoir pourquoi. Son côté de grand frère protecteur qui ressortait trop. Mais ce que Prisca ne comprenait pas surtout, c’était le fait qu’il n’ait jamais été comme ça avec ses autres petits-amis ou toute autre personne du sexe opposé étant proche d’elle. Aaron était l’exception et ce qui était dommage, c’était qu’elle était partie pour se marier à lui dans peu de temps. Ils finiraient peut-être par trouver un terrain d’entente, un jour ou l’autre qui sait. En tous cas, depuis ce fameux jour, elle n’avait jamais recroisé cette Elizabeth. A croire qu’elle l’avait tellement terrorisé qu’elle avait quitté New-York ! Mais Prisca était comme ça. Malgré ce qu’elle avait fait par la suite, elle tenait à Aaron et l’aimait, alors elle ne supportait pas qu’on puisse avoir des vues sur lui. Elle comprenait qu’on puisse en avoir, Aaron était vraiment beau et sexy, mais elle était la seule à pouvoir en avoir. C’était comme ça.

« J’y avais peut-être été un peu fort, ce jour là avec elle. Tu aurais rit aussi si tu avais vu la scène en direct. Aaron ne s’en remettait pas que j'agisse comme ça, il avait tenté de m’arrêter mais… Sans grand succès. La pauvre quand même, mais c’est toujours à cause de Sam qu’il se passe des choses j’ai l’impression. Et surtout qu’il ait couché avec derrière… Bah, répugnant ! »

Elle avait profité que Jesse ait pris une pause dans ses paroles pour en placer une. Elle s’étonnait d’être encore surprise du comportement de Sam par moments. Elle devrait avoir compris et assimilé depuis le temps, et pourtant ce n’était pas tout à fait le cas. A croire qu’elle espérait trop de choses pour son frère qui ne semblaient jamais arriver. Elle était sûre d’une chose en tous cas, le jour où il présenterait quelqu’un à ses parents, c’est que ça serait sérieux. Elle avait hâte de voir ce moment arriver, de voir la femme qui aurait sciemment décidé de vivre avec ce nigaud. Alors que Jesse allait reprendre la parole, le corps de Prisca se tendit quelque peu. Elle savait que la suite de son récit allait aborder ce sujet, celui sensible. Celui où Prisca avait cédé et avait trompé Aaron en couchant avec son frère. Quelle garce il fallait être pour faire ça ! Elle s’en voulait et se refusait d’y penser d’habitude. Mais comme ils abordaient le sujet, elle se m’y a y réfléchir de plus prêt. Peut-être même que, pour la première fois depuis cette nuit là, elle y pensait clairement, y réfléchissait réellement. Tout acte avait une raison de départ. Est-ce simplement par pur faiblesse qu’elle s’était laissée tenter, ou pour une autre raison un peu plus profonde et fondée qu’elle ignorait encore ? Par exemple, se sentait-elle mal aimée ou pas assez aimée à ce moment là ? Manquait-elle d’attention ? Le fait que Sam la fasse douter de sa confiance en Aaron avait du y jouer un rôle important. Petite et puissante comme femme, elle l’était, mais une fragilité qu’elle n’osait montrer régner et guider la plupart de ses actions. Le seul domaine où elle était quasiment tout le temps sûre d’elle c’était ses études. Et de toutes manières dans la voix qu’elle avait choisi il fallait avoir une force de caractère à toute épreuve. Mais quand c’était un sujet personnel ou concernant sa vie personnelle qui était abordé, c’était toute une autre histoire. Elle devenait la Prisca que peu de gens connaissaient, la Prisca fragile comme elle l’appelait dans sa tête. Elle n’aimait pas vraiment quand elle enfilait malgré elle le costume de cette Prisca là car elle voudrait montrer tout le temps aux autres qu’elle est forte, mais par moments elle n’a pas le choix et laisse ses sentiments faire ce qu’ils ont à faire. Et ses sentiments devaient être des sentiments de mise à l’écart, sûrement, d’incompréhension de la part des personnes qui figuraient parmi ses proches. Sam qui jouait avec son couple, Aaron qui ne comprenait pas son frère à elle ou alors complètement le contraire qui le défendait alors qu’elle lui prouvait par a plus b qu’il avait tord… Jesse n’avait sûrement rien fait de tout ça, à ce moment là, et avant même qu’il lui explique ce qu’il s’était passé ensuite, toutes les images défilaient devant ses yeux. Il avait été là pour elle, à ce moment là, et elle avait eu l’impression de se sentir aimer réellement après un moment d’intense chaos au niveau sentimental.

« Tu as débarqué en larmes dans ma chambre après le départ d'Aaron alors que j'écoutais de la musique. Puis comme à chaque fois, je t'avais consolée. Je ne sais plus trop comment j'en suis arrivé à faire ça, mais je t'avais proposé de danser avec moi sur la chanson O'Children de Nick Cave. J'avais enfin réussi à te tirer un sourire. C'était un drôle de sourire parce que tu avais encore les yeux rouges d'avoir trop pleuré et que ton maquillage avait complètement coulé. Mais tu souriais. Et je crois que malgré tes yeux bouffis et les vieilles traces de maquillage, je me rendu compte que tu étais... Magnifique. Enfin je pense que je le savais déjà, n'importe qui était capable de remarquer que tu étais une jolie fille, mais là je sais pas, peut-être que les larmes rendaient tes yeux bleus plus bleus. C'est à cause de moi que ça a dérapé. Je ne sais pas trop ce qu'il se passait dans ma tête, mais je me suis retrouvé à approcher mes lèvres suffisamment près des tiennes pour essayer de les embrasser. Mais tu as légèrement tourné la tête. »

O'Children, une musique douce mais un peu rock sur les bords, si on peut dire, qui permettait de faire un slow plutôt sympathique si on était en bonne compagnie. Elle était en bonne compagnie ce soir là, et se laisser portant dans les bras de Jesse était plutôt réconfortant. Elle avait fait couler tellement de larmes que ça en avait même été reposant, elle qui n’était pourtant pas danseuse ni rien à la base. Juste, se laisser porter, profiter de ce moment de répit en dehors de la réalité, suspendue en dehors du temps. Les souvenirs de ce moment revenaient parfaitement en mémoire à Prisca, qui regardait toujours Jesse dans les yeux avec cette intensité dans le regard. Cette intensité qui sortait un peu de nulle part, car ce n’était pas sur ça qu’ils avaient construit leur amitié à la base. Ce n’était pas sur cette attirance qu’ils s’étaient liés non, celle qui semblaient d’ailleurs les animer maintenant même, alors qu’ils ressassaient ces souvenirs. A ce moment là, alors qu’elle ne s’y attendait pas, Jesse fit un geste qui pourrait sembler anodin entre deux jeunes gens, mais qui ne l’était absolument pas dans leur cas. Levant sa main vers son visage, parlant du fait qu’elle avait d’abord refusé de l’embrasser, il vint caresser délicatement ses lèvres de son pouce. Comme par réflexe, alors que le contact de la peau de Jesse se fit durer, Prisca ferma légèrement les yeux. Ce contact, c’était plus que tout ce qu’ils s’étaient autorisés pendant des années. Malgré le fait qu’ils arrivaient à danser tous les deux, malgré les accolades et les bises qu’ils s’accordaient, les têtes appuyées sur les épaules et tout ce qui s’en suivait, ce geste là était plus imposant et plus prononcé que tous les autres réunis. Si bien que c’est le corps entier de Prisca qui réagit à ce toucher, se retrouvant parcouru d’un long frisson qu’elle ressentit jusqu’à son bas ventre. Elle aurait voulu ne pas ressentir tout ça, ne pas avoir envie que ce soit les lèvres de Jesse qui viennent prendre le relais de son pouce qui commençait à devenir une lente torture. Elle n’aurait pas voulu ressentir le genre de sentiments qu’elle avait déjà ressenti une fois, cette nuit là. Comme un peu un désir animal de mettre sa vie entre parenthèses et de profiter de ce qu’elle avait devant elle, juste sous son nez. Et alors qu’elle peinait déjà pour avaler correctement sa salive, Jesse finit par enlever son pouce de ses lèvres, coupant court à ce contact. Mais elle trouvait que c’était trop peu, trop court comme moment, comme instant. Elle aurait voulu qu’il garde son doigt posé comme ça, passant en revue ses lèvres qu’elle ne put s’empêcher de mordiller alors qu’il reprenait la parole et qu’elle ouvrait les yeux, fermés jusque maintenant.

« Et pour en finir, je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé mais tu as fini par céder et on s'est embrassé. Quant au reste disons que c'est venu naturellement par la suite. Je me souviens juste mettre endormi avec toi dans mes bras après tout ça. Et quand je me suis réveillé peu après, tu venais de quitter ma chambre. »

Jesse baissa les yeux alors qu’il reposait en même temps sa main sur sa cuisse. Prisca ne l’avait pas lâché du regard jusque maintenant. Elle l’observait les moindres coutures de son visage. Et cette barbe qu’il avait, qu’il gardait depuis un bon moment maintenant mais toujours courte, bien taillée. Contrairement à son appartement, elle était entretenue elle. Elle avait du charme et faisait son effet, Prisca pouvait en témoigner en ce moment même. Mais ce qui l’attirait encore plus en ce moment même, c’était surtout les lèvres de Jesse. Elle ne pouvait s’empêcher de se souvenir de la chaleur de ses lèvres sur les siennes, sur son corps, sur chaque parcelle que sa peau avait à offrir. Elle voulait de nouveau sentir cette chaleur sur ses lèvres à elle, et machinalement elle commença à approcher son visage de celui du jeune homme. L’alcool avait balayé tout ce qui pouvait se situer autour d’eux, dans sa vie à elle et à lui. Pour le moment, elle ne laissait parler que son instinct. Se laissant porter par ses propres désirs et envies en ce moment même, mordillant d’avantage sa lèvre inférieure, elle descendit le regard sur la main de Jesse, qui venait quelques instants auparavant de toucher ses lèvres. Prenant sa main à elle, elle vint délicatement caresser le pouce de Jesse de son index, en partant de la base de la main jusqu’au bout des phalanges. Rien que ce geste lui redonnait des frissons, tels ceux qu’elle avait eu quelques minutes plus tôt par le contact de la peau de Jesse sur ses lèvres. Relevant son regard dans celui de Jesse qui la regardait à présent, on n’y voyait plus aucune peine, aucune hésitation comme on y voyait plus tôt. Non, son regard était devenu noir, mais d’un noir de désir. Lentement, son visage se rapprochant toujours un peu plus à chaque seconde qui s’écoulait de celui de Jesse, elle pouvait sentir le souffle de ce dernier sur sa peau. Le sien devenait de plus en plus saccadé, son coeur battant un peu plus rapidement dû à l’adrénaline qui parcourrait ses veines. Sa main était dorénavant posée sur celle de Jesse, son nez vint glisser le long du sien, le frôlant. Fermant les yeux, sa bouche à peine à quelques centimètres de celle de Jesse, c’est d’une voix rauque et rempli d’excitation qu’elle prit la parole après tant de temps et de tension de silence. Comme un murmure prononcé par peur de casser quelque-chose d’existant.

« Cédé… Un peu, comme ça, tu veux dire ?... »

Alors, enfin depuis tant de temps d’attente et de retenue, après ces années à passer cette histoire sous silence, les lèvres de Prisca vinrent s’unir à celle de Jesse. Au début doucement, se posant délicatement comme pour tester le terrain. C’était doux, c’était sucré, c’était délicat. Puis elle vint appuyer d’avantage ces lèvres sur les siennes et il lui sembla qu’elle laissa la passion prendre le dessus. Son corps se redressa, sa main s’enleva de celle de Jesse pour venir se loger plus loin, à l’arrière de sa tête. Elle alla même jusqu’à passer la main dans ses cheveux, soyeux. Sa respiration était devenue carrément saccadée. Elle rabattît ses jambes sous elle, se trouvant maintenant assise sur ses talons aux côtés de Jesse. Sa deuxième main alla rejoindre la première, lui permettant de relever de juste ce qu’il fallait le visage de Jesse dans sa direction. Le temps s’était alors comme arrêté. Tout ce qui les entourait avait disparu: les sons de la télévision, la circulation nocturne de New-York en contre bas, leurs histoires respectives, leurs ennuis, leurs ambitions, leurs hésitations. Tout avait absolument foutu le camp pour laisser place à ce baiser de l’interdit. C’est ce qui le rendait d’autant plus excitant, c’est qu’ils n’étaient pas autorisés à ce genre de geste plus que démonstratif. Et s’il n’y avait pas eu l’alcool - oui, encore lui - vous pouviez être sûre que Prisca ne se serait pas permise ça. Non, elle ne l’aurait pas fait, elle en était certaine. Mais pour le moment, il n’y avait pas de place pour les regrets. Ils viendraient plus tard, le lendemain matin lorsqu’elle allait devoir rentrer chez elle auprès d’Aaron qui pour le moment n’existait pas. Car malgré tout ce qu’il y avait entre eux deux, malgré tout l’amour et l’affection qu’elle avait pour lui, la moindre scène de la part de son frère envers lui et ses nerfs à elle explosaient. A croie qu’elle n’arrivait finalement plus à supporter ça de leur part. Car Aaron ne disait rien, et c’était sûrement ce qui avait le plus énervé Prisca ce soit au restaurant. Elle ne le blâmait pas, il était assez intelligent lui pour ne pas répliquer aux remarques de Sam. Mais elle, en revanche, pas. Elle ne pouvait pas rester là à regarder son frère enfoncer son fiancé sans qu’il ne dise rien. Enfin surtout pour le moment, elle était beaucoup trop préoccupée à laisser sa langue commencer à jouer avec celle de Jesse pour penser à ça. Demain, les regrets.



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J'ai actuellement : 35 ans (1 mars 2001) Posts : 1088 Un petit secret sur moi : Je ne louperai le SuperBowl pour rien au monde ϟ J'ai couché avec ma meilleure amie, Prisca, il y a de ça plusieurs années. Il se trouve malheureusement que c'est également ma belle-soeur ϟ On garde le secret de cette aventure depuis pas mal de temps maintenant, surtout qu'elle va bientôt se marier à mon petit frère, Aaron ϟ J'ai une sorte de problème avec les relations sérieuses, peut-être est-ce lié au fait que j'ai un penchant pour une belle brune non disponible ϟ En tous les cas, une belle blonde du nom de Roxann est en bonne voie pour me faire changer d'avis et m'enlever Prisca de la tête.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Dim 20 Déc - 23:06

Oops
I did it again
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Si j’avais pris deux secondes de plus pour vérifier et si cette soirée n’avait pas été aussi étrange, je n’aurai certainement jamais osé poser ainsi mon pouce sur ses lèvres. Déjà qu’en temps normal, une étreinte innocente me semblait déjà trop, que pouvait-il en être d’un geste aussi peu innocent que celui-ci ? Mais quelque part la soirée avait été très étrange et je n’étais pas dans mon état normal. Si Prisca avait la sensation d’avoir le cerveau qui baignait dans les vapeurs d’alcool, il n’en était pas moins de ma part. Et l’alcool était connu pour supprimer les inhibitions. C’était trop facile de dire, ce n’est pas de ma faute, c’est à cause de l’alcool, mais dans mon cas, je trouvais ça justifié. La tentation était belle et bien présente tout le temps, mais ce soir, l’alcool achevait de faire flancher mes dernières barrières. L’alcool altérait ma façon de voir les choses en quelque sorte. Comme si cette soirée était tellement à part qu’elle ne comptait pas, que c’était pour du beurre, une sorte de sursis, une sorte de bonus, un songe perdu dans la nuit. Visiblement je n’étais pas le seul à qui le moindre contact physique faisait perdre contenance. Prisca venait de fermer les yeux alors que j’étais en train de caresser ses lèvres doucement. Et quelque part c’est en remarquant qu’elle fermait les yeux que je prenais conscience de ce que j’étais en train de faire : franchir les limites qu’on s’était fixé il y avait tant d’années en arrière désormais. Je me figeais alors dans mon mouvement et laissais retomber ma main mollement. Je n’en avais pas réellement envie mais la partie la plus raisonnable de ma personne avait décidé que j’avais assez joué avec le feu pour la soirée. Voilà qu’en un contact, je venais de mettre à néant des années de contacts physiques calculés et limités au possible. C’était mille fois plus puissant que tout ce que nous nous étions autorisés jusqu’ici, et je prenais conscience que malgré les années, je n’étais pas près (et Prisca non plus visiblement) à faire comme si rien ne s’était jamais passé et à agir comme deux amis parfaitement normaux. Je remarquais bien entendu que Prisca avait été perturbée par ce contact physique inattendu. Pendant quelques instants un petit silence avait empli le salon de mon appartement alors que nous nous regardions mutuellement. Prisca était magnifique, même avec deux grammes d’alcool dans le sang et un vieux t-shirt d’homme trop grand pour elle. C’était un des côtés envoûtants de Prisca : elle était belle en toutes circonstances. Mais pas belle de cette beauté fade et froide, pas comme ces filles que l’on voit sur les couvertures de magazines en papier glacé ou sur ces grands affiches publicitaires placardées en plein Time Square ou sur chaque bus qui circulait en ville. Non, Prisca était plus que tout ceci. Elle n’avait besoin d’aucun artifice pour rayonner comme un soleil alors que certaines filles passaient des heures dans la salle de bain pour tenter de sortir un peu du commun des mortelles. Je n’aurai su dire exactement ce qui pouvait me captiver de cette façon dans ce petit bout de femme aussi fragile que forte. Etait-ce sa force de caractère ? Ou alors cette façon qu’elle avait d’avoir des rêves de petite fille (comme ce magnifique mariage en blanc dans une des plus belles villes du monde) alors que c’était une femme assumée et très terre à terre le reste du temps ? Peut-être était-ce ses yeux bleus qui me fixaient à cet instant avec une telle intensité que j’avais la sensation d’être passé au rayon X. La seule chose que je savais c’était que je m’étais rendu compte du pouvoir magnétique de Prisca ce fameux soir il y a quelques années et que depuis, je ne l’avais jamais oublié. Pas une seule fois ça ne m’avait échappé. Et peut-être que si je ne partageais pas cet appartement avec quelqu’un, c’était en partie la faute de ma belle-sœur. A côté les autres filles me paraissaient bien ennuyantes et fades. Oh bien sûr, je n’étais pas désespéré, j’arrivais à construire de mini relations que je gardais pour moi la plupart du temps. Mais à la longue, je finissais par m’en lasser. Aucune n’avait ce magnétisme qui émanait par chaque pore de la peau de Prisca. Je n’étais pas amoureux de Prisca. C’était pire que ça, il me semblait que Prisca m’avait tapé si fort dans l’œil que j’en avais encore mal à la tête aujourd’hui. Je n’étais pas amoureux d’elle mais elle me collait à la peau. Je n’étais pas amoureux de Prisca mais elle avait cette attraction sur moi que je ne pouvais nier, ni même ignorer. Je n’étais pas amoureux de Prisca parce que je savais que je ne pouvais lui apporter ce dont elle avait besoin et ce qu’elle recherchait chez un homme : la stabilité et le calme. Je n’étais pas amoureux de Prisca mais je me demandais si je parviendrais un jour à l’être réellement de quelqu’un d’autre.

J’avais bien remarqué que Prisca s’était rapprochée de moi. J’avais joué avec le feu. Elle me prit doucement la main pour me caresser doucement le pouce et je la laissais faire sans bouger. C’était agréable comme sensation. C’était un contact électrisant. J’avais baissé le regard sur nos mains et lorsque je relevais les yeux pour regarder ceux de Prisca, je me confrontais à un regard on ne pouvait plus explicite. Et ce regard me fit courir un frisson le long de l’échine. Bordel. Pourquoi fallait-il qu’une femme comme celle-ci existe sur cette planète et soit destinée à épouser mon frère ? Je déglutissais difficilement car je savais que si je n’avais pas eu cette retenue, je me serais jeté sur la jeune femme très séduisante qui se trouvait devant moi. Une fois de plus, la part de moi encore raisonnable et respectueuse de mon frère, me hurlait de bien vouloir mettre le plus de distance possible entre cette jeune femme et moi. Mais ce n’était pas la voix qui criait le plus fort dans ma tête. Et Prisca ne faisait vraiment rien pour m’aider puisqu’elle venait de s’approcher suffisamment de moi pour que je sente son parfum envoûtant, pour que je sente son souffle chaud et saccadé contre mon visage. Elle vint doucement frôler nos nez et ce contact me figea. Mais Prisca ne s’arrêta pas là, visiblement elle n’en avait pas assez de me torturer. Et d’une voix qui m’aurait arraché un grognement d’excitation si je n’avais pas eu de retenue, elle me demanda : « Cédé… Un peu, comme ça, tu veux dire ? » « Prisca… Ce n’est… » commençais-je. Mais Prisca venait de déposer ses lèvres contre les miennes et toutes mes tentatives pour lui résister s’envolèrent aussitôt. Pourtant Prisca fut presque timide, comme si elle voulait me laisser le temps de lui dire non. Mais c’était trop tard, je n’avais plus la moindre volonté. En toute honnêteté, Prisca venait de me flinguer les quelques neurones qu’il me restait. J’étais incapable de la moindre pensée sensée, dans ma tête tout se mélangeait dans un tourbillon sans fin. Mais les choses ne restèrent pas calmes bien longtemps. Prisca finissait par devenir un peu plus sauvage et le baiser prit une autre dimension. J’embrassais Prisca avec fougue, difficile de croire que quelques instants plus tôt je tentais de lui résister coûte que coûte. Rapidement, mes mains s’étaient posées sous ses fesses pour venir la plaquer un peu plus contre moi, avec force. Je l’embrassais comme je n’avais que rarement, voire jamais embrassé une fille. Quelque part, j’étais en colère contre elle, pour ce qu’elle me faisait faire, contre ce qu’elle me faisait ressentir et la colère se traduisait nettement dans ce baiser. On sentait que j’avais la mâchoire crispée, une de mes mains était fermement agrippée autour de la taille de la demoiselle. C’était un de ces baisers où les dents s’entrechoquent presque, où les lèvres sont meurtries. Comme si c’était le dernier baiser et le premier à la fois, comme s’il ne nous restait que l’instant présent, comme si nous allions mourir le lendemain. C’était des années de frustration et de non-dits, de pulsions refoulées, d’envies dissimulées, de secrets gardés. C’était exactement le genre de baiser qui nous coupe le souffle, qui nous fait exploser le cœur. C’était libérateur, même si je savais que je le payerais deux fois plus le lendemain, voire même l’instant d’après. Prisca était venue passer ses mains dans mes cheveux, plaquant plus encore (si cela restait possible) nos bouches l’une contre l’autre. Ma main qui ne serrait pas Prisca contre moi, caressait doucement sa cuisse nue, remontant jusque sur ses fesses, en passant légèrement sous le tissu de sa culotte. Puis le baiser gagnait encore en intensité lorsque nos langues vinrent se rencontrer. Un frisson continuait de courir le long de mon échine, alors que ma langue caressait langoureusement la sienne. Je finis par délaisser les lèvres de Prisca pour venir m’attarder sur son cou, venant l’embrasser avec passion et envie. J’en profitais pour m’enivrer de son doux parfum. Mon dieu, ce qu’elle sentait bon. La main qui maintenait sa taille était remontée pour caresser son ventre. Prisca, à son tour, avait délaissé mes cheveux pour venir caresser mon torse du bout de ses doigts après m’avoir retiré mon marcel. Ses caresses m’avaient arraché un grognement que j’avais lâché dans le creux de l’oreille de celle-ci alors que je suçotais doucement le lobe de son oreille. A ce moment précis, Prisca pouvait parfaitement sentir mon excitation. Je remontais lentement mes lèvres le long de sa mâchoire pour finir par venir l’embrasser à nouveau sur les lèvres avec plus de passion encore. Ce fut lorsqu’elle glissa ses doigts le long de mon ventre que je me réveillais de ce songe. C’était mal. Une fois, ça passait. Mais deux, c’était impardonnable. Alors avec une douceur infinie, j’avais attrapé ses poignets avec mes mains. Puis je l’avais embrassé beaucoup plus doucement, diminuant peu à peu l’intensité de mes baisers pour finir par retourner embrasser doucement son cou. Une fois le nez enfouit dans son cou, je finissais par murmurer avec une voix douce : « Tu le regretteras demain et je ne veux pas que tu sois malheureuse. »

C’était l’entière vérité. Car au-delà de la culpabilité d’avoir trahi mon frère, je devais également assumer le malheur de Prisca derrière. Si aujourd’hui son couple n’était pas parfait, c’était en partie de ma faute. Si elle avait des doutes avant d’épouser Aaron, qui était l’homme de sa vie, c’était ma faute. Et si je couchais avec elle ce soir (ce que croyez-moi, j’avais très envie de faire), je devrais assumer le fait de la rendre malheureuse une fois de plus. Et c’était plus que ce que j’étais capable de supporter. Peu à peu, la main que j’avais posée sur ses fesses remonta dans le creux de son dos, et je venais enlacer Prisca, tout en gardant mon nez enfoui dans son cou. Car si je ne pouvais pas lui faire l’amour, c’était trop me demander ce soir de ne pas la toucher du tout. Ce serait une soirée unique et spéciale, une soirée où on se serait autorisé plus de choses que d’habitude. C’était la preuve que je ne pouvais pas avoir de contact physique avec Prisca sans que cela ne dérape. Alors si je ne devais plus jamais la toucher, je voulais au moins en profiter ce soir. Me souvenir de la douceur de sa peau, de son odeur enivrante. Doucement, je poussais un peu Prisca pour qu’elle descende de mes genoux sur lesquels elle était installée depuis que nous avions commencé à nous embrasser. Je me levais du canapé et je venais la soulever, la portant sur mes avant-bras jusqu’à ma chambre. Je la déposais sur le lit, et elle se mit sous les couvertures. J’en fis de même et une fois dans le lit, je l’attirais à moi par la taille, faisant en sorte que mon bras passe sous elle et qu’elle me tourne le dos pour que je puisse m’allonger derrière elle, mon torse contre son dos, mon autre main revenant se poser sur son ventre. J’embrassais brièvement son cou, dans sa nuque, soufflant chaudement contre. « Bonne nuit Prisca. » Pour la première et la dernière fois, nous allions dormir tous les deux enlacés.
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J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Lun 11 Jan - 18:31



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la situation changea du tout au tout. Au début timide, Prisca le devint beaucoup moins lorsque Jesse accepta le baiser qu’elle lui donnait. Comme s’il avait accepté, lui aussi, de laisser toutes les barrières tomber pour ce soir. Qu’il acceptait d’entrer dans cette petite parenthèse hors du temps. Ce baiser ne resta pas mignon tout doux bien longtemps, puisque sans réellement s’en rendre comptes, Prisca atterrit sur les genoux de Jesse. Le baiser qu’ils partagèrent devint ardent, laissant comme des traces de brûlures sur les lèvres. Le baiser de l’interdit, prenant une dimension d’urgence, presque comme s’ils allaient mourir à sa suite. Les mains de Jesse finirent par se positionner sous les fesses de Prisca, la ramenant encore plus vers lui, la collant à lui comme s’ils ne faisaient presque qu’un. Le genre de geste qui redonna de nouveaux frissons à Prisca, qui lui dit encore plus perdre pied, déjà qu’elle n’était plus tout à fait sûre d’appartenir au monde des vivants en ce moment tellement cela semblait être irréel. La suite devint un peu floue pour Prisca, comme si les événements s'enchaînaient trop vite pour que tout puisse être analysé comme il fallait. Elle savait que le baiser devint de plus en plus chaud, car elle se rappelait à un moment donné d’avoir enlever le tee-shirt de Jesse. Et le revoir de nouveau torse nu comme ça, alors qu’elle était assise sur lui et qu’elle pouvait très clairement comprendre qu’il avait tout autant envie d’elle qu’elle de lui, faisait remonter des souvenirs de cette nuit là. Tout revenait pratiquement toujours à cette nuit là, au final. Comme si elle avait marqué le début de quelque-chose, ou la fin d’une autre chose, voire les deux. Comme si la Prisca d’avant, la gentille et innocence Prisca était partie cette nuit là. Car s’il n’y avait pas eu cette première fois avec Jesse, elle n’en serait pas là non plus aujourd’hui. Car c’était le fait que ses souvenirs alimentaient ses pensées qu’elle se laissait aller de la sorte. Le fait de savoir qu’elle avait aimé ça une fois, et qu’il suffisait juste qu’elle se laisse un peu plus aller pour pouvoir aimer ça une deuxième fois était la pire des tentations, celle qui faisait qu’elle abaissait ses barrières beaucoup plus vite que la normale. Surtout que Jesse lui même n’arrangeait pas la situation. Il vint jusqu’à grogner dans le creux de son oreille, qui eut l’effet d’accentuer encore plus le désir que Prisca nourrissait pour lui en ce moment même. L'instinct animal, le désir animal, c’était ce dont il était question ici. Trop de frustration et de non dits qui portaient à cette situation. Ses doigts vinrent alors se balader sur le buste de Jesse, profitant de son corps, il faut le dire très bien foutu, jusqu’à commencer à descendre sur son ventre pour atteindre l’élastique de son jogging, qu’il avait enfiler plus tôt. Cependant, avant qu’elle ne puisse réellement comprendre ce qu’il se passait, Jesse avait attrapé tendrement, doucement ses mains dans les siennes, la stoppant dans la suite de ses pensées. Ou tout du moins, ce geste commença à la ramener vers la réalité, si l’on peut dire. Son souffle était toujours court, son corps était toujours transit d’adrénaline de ce baiser qui pouvait s’inscrire sûrement dans le top des baisers les plus marquant dans la vie de Prisca. Mais elle commençait à comprendre, lentement, reprenant sa respiration comme elle le pouvait, que s’en était fini pour aujourd’hui, pour ce soir, voire pour toujours. Les baisers que lui donnait Jesse maintenant étaient devenus beaucoup plus tendre, plus rapides aussi, comme s’il essayait de s’échapper. Et même si les neurones de Prisca tentaient peu à peu de se remettre en ordre, elle n’arrivait pas à se positionner sur ce qui était en train de se passer. Son coeur battait trop vite et trop fort pour qu’elle puisse se concentrer sur autre chose.

« Tu le regretteras demain et je ne veux pas que tu sois malheureuse »

Les mots que prononça Jesse arrivèrent un peu comme par miracle jusqu’aux oreilles de Prisca, qui réussit sans trop de mal à comprendre. Il avait raison. Même si ce qu’il venait de se passer venait d’être pour le moins épique, elle l’admettrait sans soucis. Sur le moment, ça aurait paru être bien, être bon, mais le lendemain, ils auraient tous les deux regretté leur geste. Et même si Prisca ne comprenait en réalité qu’à moitié dans quel merdier elle venait de se fourrer encore une fois, elle savait que pour le lendemain ce n’était pas la gueule de bois qui allait être son pire ennemi. Fermant les yeux, elle tenta de calmer son coeur et son corps pour retrouver une semblant de composition. Et alors qu’elle sentit les bras de Jesse se refermer doucement autour de son corps, elle ne put s’empêcher d’en faire de même avec les siens autour de son cou. Rester comme ça, à ne pas bouger ni parler avec quelque-chose quand même de bon, défaut d’avoir l’impression d’être quelque-chose de bien. C’était comme si Prisca était en partie chez elle quand elle était nicher dans les bras de Jesse, comme ça. Sauf que ce n’était pas bien, elle le savait, Jesse le savait, et pourtant ils avaient tous les deux commis, chacun leur tour, l’erreur de faire le pas de trop envers l’autre. Jesse finit par mettre Prisca de sorte à ce qu’il puisse la porter jusque la chambre. C’était étrange comme position, se sentir suspendue dans les airs comme ça, porté par les bras de l’homme qu’on venait juste d’embrasser. Qui plus est quand il a pour rôle votre beau-frère. Mais Prisca avait cette sensation étrange d’être en sécurité, et elle laissa sa tête se poser délicatement sur le torse de Jesse lorsqu’il la transporta jusque la chambre. Le chemin à parcourir n’était pas long du canapé au lit, et pourtant Prisca eut l’impression qu’elle eut le temps de s’endormir. Toutes ces émotions et tout cet alcool pour une seule soirée aurait raison d’elle dans pas longtemps, elle en était certaine. D’ailleurs, lorsque Jesse la posa sur le lit, elle eut à peine le force de se glisser sous le draps. Elle posa sa tête sur l’oreille, fermant les yeux, respirant. Elle était bien là, comme ça, et il lui semblait qu’elle avait besoin de dormir pendant des jours et des jours entiers. Jesse vint se glisser derrière elle, l’enlaçant tendrement. C’était quelque-chose que Prisca ne comprenait pas d’ailleurs. Comment se faisait il qu’il n’arrive pas à trouver de copine, alors qu’il pouvait être absolument adorable, romantique et tout le reste lorsqu’il le voulait ? Si elle n’avait pas d’abord rencontré Aaron, Prisca aurait peut-être pu tomber amoureuse de Jesse. Pas au premier abord, non, il était tout à fait le contraire de ce qu’elle cherchait dans une relation. Elle aimait les choses qui avaient un avenir, et avec quelqu’un de plutôt instable comme Jesse ce n’était pas le genre de choses envisageables. Mais elle aurait pu tomber amoureuse de toutes ces petites choses qu’il n’osait pas montrer mais qu’à force de le côtoyer, elle connaissait.

« Bonne nuit Prisca.
- Bonne nuit, Jesse… »

Elle cessa de parler pendant quelques instants, comme si elle se posait des questions et hésitait à continuer de parler. Cette situation était des plus étranges de toutes façons, alors pourquoi ne pas continuer comme si c’était une soirée spéciale et qu’elle semblait rester hors du temps ? Et puis ils avaient ouvert la discussion interdite, de toutes manières.

« Et Jesse ?
- Hm ?
- Merci… »

Morphée vint ensuite accueillir Prisca dans ses bras comme si elle était la plus grande des déesses. Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin, ce n’était pas parce-que sa bonne et parfaite nuit de sommeil était finie, et qu’elle se sentait en pleine forme, non. C’était parce-que sa tête avait décidé de jouer au marteau piqueur beaucoup plus rapidement que prévu. Comme si elle venait prendre sa vengeance de la veille, faisant rapidement comprendre à Prisca qu’elle n’aurait pas du autant boire, c’était clair. Et puis, elle pouvait sentir le soleil venir taper aux volets de ses yeux, la suppliant de bien vouloir les ouvrir pour qu’il puisse lui faire une brûlure à la rétine. Et comme une idiote, vu qu’elle voulait se lever, Prisca le fit. Et le regretta aussi tôt, puisque ses yeux la brûlèrent immédiatement. Bordel, mais pourquoi est-ce qu’Aaron ou elle n’avait pas baissé les stores hier soir ? Quelle idée de se réveiller aussi brutalement dès le matin. Ça devait être une des mauvaises idées d’Aaron ça. Soupirant, elle se redressa sur le lit pour pouvoir ouvrir tranquillement les yeux. Et lorsqu’elle put enfin voir dans quelle pièce elle se trouvait, elle les ouvra même en grand, les écarquillant. Bordel. De. Merde. Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Non non, oh non… Les souvenirs de la veille au soir qui revenaient doucement à la surface, tout en ravageant son cerveau encore plus qu’il ne l’avait été par l’alcool. Elle était dans la chambre de Jesse parce-qu’elle avait dormi là cette nuit. Ca, c’était un fait mais pas des plus grave, ça lui était déjà arrivé quelques fois alors qu’ils avaient passé la soirée à boire quelques verres ensemble - comme hier soir. Sauf que les autres fois, elle n’avait pas dormi avec Jesse dans son lit. Et surtout, surtout, elle ne l’avait pas embrassé, de la sorte, avant d’aller se coucher. Oh, bordel. Rien que d’y penser, de s’en souvenir, ça lui donnait de ces frissons dans le dos. Elle se tourna alors vers l’autre côté du lit, où personne ne s’y trouvait. Ce qui voulait dire que Jesse était déjà levé. Qu’il devait finalement être plus tard que ce qu’elle imaginait, et que…

« Oh merde. »

… Elle devait déjeuner avec ses parents ce midi avant qu’ils ne reprennent l’avion pour San Francisco dans l’après-midi. Alors, une vague de panique commença à monter en elle, elle pouvait la sentir se ramener tranquillement mais sûrement. Sortant du lit comme une furie, elle se dirigea directement vers le placard de Jesse pour trouver un vêtement à se mettre sur les fesses, ne portant toujours que le tee-shirt que Jesse lui avait passé quelques heures plus tôt. Et il était hors de question qu’elle remette cette robe. En tentant d’enfiler le jogging qu’elle avait réussi à dénicher dans l’armoire, elle faillit d’ailleurs tomber tellement la gueule de bois commençait elle aussi à monter en puissance. C’est donc comme une furie qu’elle arriva dans le salon, Jesse étant affalé sur le canapé. Toujours torse nu. Avalant sa salive et détournant le regard de son beau frère - elle se mit même à se mordre intérieurement la joue pour ne pas avoir des pensées déplacées, alors que cette fois ci elle était à jeun -, et commença à parcourir le salon en marchant d’un pas pressé pour trouver son sac à main. Il fallait qu’elle appelle un taxi pour rentrer le plus rapidement possible chez elle. Sauf que forcément, comme dans ces moments là, où la précipitation commence à se faire maître de la situation, Prisca commença à être bien énervée.



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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Jesse Stevens
le Mar 12 Jan - 13:28

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Jesse


 

 



 

 

You’re so indecisive of what I’m saying, trying to catch the beat, make up your heart. Don't know if you're happy, or complaining.  Δ 

La vérité, c’était que je ne voulais pas que ce baiser prenne fin. A ce stade de notre baiser et au vu de la tension sexuelle qui s’était instaurée entre nos deux corps, il y avait carrément des preuves physiques du fait que si ça ne tenait qu’à moi, à mon moi le plus profond, le plus sauvage et le plus instinctif, j’aurai fait l’amour à Prisca comme jamais, toute la nuit s’il le fallait. Mais avec Prisca je n’arrivai jamais à être mon moi animal. Il fallait toujours que je m’inquiète de son bonheur, que je me demande si je n’allais pas faire voler en éclat son bonheur au moindre de mes gestes. La vérité, c’était que je tenais tellement à Prisca que l’idée de la faire souffrir plus que je ne le faisais déjà me faisait plus de mal que de refuser de lui faire l’amour alors que tout mon corps criait qu’il n’avait envie que d’une chose : ne faire qu’un avec cette magnifique jeune femme (qui était quand même accessoirement ma belle-sœur - vous avez dit mal tombé ?). Et ce soir n’était qu’une preuve de plus que j’étais incapable d’être égoïste avec, pourtant diable qu’est-ce que j’aurai aimé l’être ! Et alors que je crevais presque littéralement de désir pour Prisca après un tel baiser et au vu des souvenirs que j’avais gardé de la seule fois où j’avais commis le pêché de chair avec elle, j’y mettais fin parce que je savais qu’elle le regretterait amèrement le lendemain. J’avais le souffle coupé, le cœur qui battait tellement fort qu’on aurait pu croire qu’il cherchait à s’échapper de ma poitrine. C’était fou, quand on y pensait de ressentir autant de choses et d’une manière aussi forte après un simple baiser. Prisca me faisait tourner la tête, c’était mon talon d’Achille, ma kryptonite. Dans un élan de lucidité, et alors que mon corps envoyait tous les signaux contraires et qu’une petite voix ne cessait de me répéter qu’il fallait que je continue à l’embrasser, je finissais par mettre fin à notre étreinte passionnée et la transportait jusque dans mon lit. Et bien qu’il soit pas loin de l’aube et que le lendemain matin je doive me lever tôt, je ne parvenais pas à m’endormir tout de suite. C’était peut-être un peu idiot et paradoxal mais j’avais peur que si je fermais les yeux sans avoir pris le temps d’immortaliser ce moment dans ma tête, Prisca allait disparaître et j’allais me rendre compte que cette soirée n’était qu’un rêve. Parce qu’étrangement, même s’il y avait très peu de chose positives dans cette soirée entre le dîner désastreux que nous avions tenté de partagé avec les parents Headey, l’énième dispute d’Aaron et de Sam, les crises de larmes de Prisca, le fait que nous avions bu suffisamment pour avoir une sacrée gueule de bois le lendemain matin et notre énième trahison envers mon frère, c’était soirée étrange avait quelque chose de presque parfait dont je voulais me souvenir toute ma vie. Après quelques instants, silencieux, passés à observer Prisca qui dormait déjà, je finissais par tenter de m’endormir à mon tour, la serrant doucement contre mon torse en m’enivrant de son parfum.

Sans trop savoir pourquoi, je me réveillais tôt le lendemain. Et d’un seul coup, je me prenais un flash de la soirée passée, me remémorant avec précision tout ce qui avait bien pu se passer la veille, surtout notre baiser passionné avec Prisca. Je jetais un rapide coup d’œil au réveil qui se trouvait sur la table de nuit à côté de mon lit, celui-ci indiquant 9 heures du matin, avant je soupirer un petit coup. Le réveil était quelque peu difficile, surtout le retour à la réalité brutale. Prisca, elle dormait paisiblement, les cheveux en bataille et je ne pouvais m’empêcher de rester là un moment à la regarder en m’imaginant exactement la tête qu’elle ferait lorsqu’elle prendrait conscience de ce qui s’était passé entre nous la veille, les grammes d’alcool dans le sang en moins. Je finissais par me lever, dégageant mon bras de sous le corps de Prisca, pour rejoindre la cuisine. J’attrapais aussitôt un peu d’aspirine et de quoi calmer mon ventre qui semblait protester contre ce que je lui avais fait subir la veille, pendant que je préparais du café, dont nous aurions tous les deux besoin sans hésitation.  Puis, une tasse de café à la main, je m’installais sur le canapé et allumais la télé pour suivre un peu l’actualité sportive du moment. Je somnolais à moitié sur le canapé sans trop savoir depuis combien de temps, refusant de réveiller Prisca, lorsque j’entendais celle-ci s’agiter depuis ma chambre. « Oh merde. » Alors qu’elle avait l’air d’être en train de retourner l’intégralité de ma chambre à la recherche de je-ne-savais-quoi, je me levais pour lui servir une tasse de café, un verre d’eau avec un cachet d’aspirine à côté et de quoi remplir son estomac pendant quelques heures, puis je retournais m’asseoir devant la télé, en attendant qu’elle daigne se montrer. Evidemment, la situation était un peu tendue entre nous deux, un malaise s’étant installé depuis que nous avions eu la confirmation la veille que nous étions incapables de nous contenir lors du moindre contact physique. Prisca fini par faire irruption dans le salon, telle une furie, habillée d’un de mes joggings. « Tout doux » dis-je avant de me retourner et de me lever, pour m’avancer dans sa direction, respectant cependant une certaine distance de sécurité entre nous deux. C’est alors qu’un rire incontrôlable s’empara de moi à la vue de ma belle-sœur ainsi habillée, à deux doigts de la crise de nerfs une fois de plus. Mais mon rire ne dura pas bien longtemps, étouffé aussitôt par le regard noir d’encre que Prisca me jeta. « Pardon mais… » Je manquais de repartir de plus belle, mais toussais pour tenter de camoufler le fou rire qui me prenait. « Jesse Stevens, si tu tiens à ta vie, je te conseille d'arrêter de te moquer de moi » me menaça-t-elle en pointant un index accusateur juste sous mon nez. « Bon écoute, assied-toi » dis-je en lui montrant la table sur laquelle j’avais posé son petit déjeuner « Mange un morceau, moi je me charge de t’appeler un taxi. » Je faisais volte-face, un sourire amusé étirant mes lèvres alors que j’attrapais mon téléphone portable et que j’appelais aussitôt un taxi pour ma belle-sœur. « Mange, le taxi arrive d’ici un petit quart d’heure » insistais-je une fois mon coup de fil passé.
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stuck in love
They could steam up windows with their kisses, but as soon as they started using their mouths for other things — like talking — everything got so complicated. •• ALASKA
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ENFORCE THE LAW

J'ai actuellement : vingt-neuf ans, la trentaine se rapprochant trop rapidement à mon goût, j'ai l'impression que le temps passe trop vite Posts : 755 Un petit secret sur moi : j'ai cédé à le tentation de la chair il y a de cela quelques années. Aaron n'est au courant de rien... Et malheureusement, ce qui complique encore plus la chose, c'est qu'il s'agissait de son frère, Jesse. Entre ça et mon frère Sam qui ne supporte pas mon fiancé, je vous assure que les réunions de famille sont un pur bonheur.


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Message Re: Oops, I did it again - Jesca posté par Prisca Headey
le Lun 8 Fév - 21:52



❝Oops, I did it again.❞
Jesse & Prisca
Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas arriver. Non, il devait y avoir une autre explication. Elle n'avait pu se mettre une nouvelle fois dans cette situation impossible, elle devait être complètement maso ou complètement idiote. Elle voterait même volontiers pour les deux, si elle se laissait le temps d'y réfléchir. Malheureusement, le temps, c'est ce qu'il lui manquait en ce moment même. Elle devait prendre le taxi et rejoindre ses parents le plus rapidement possible - et tout ça serait possible quand elle aurait retrouvé son sac et son téléphone qui devait être à l'intérieur. Bordel, elle était pourtant sûre de ne pas l'avoir posé loin. « Tout doux » Elle ne releva même pas la tête lorsque Jesse parla, elle n'était pas d'humeur à négocier avec lui de toutes façons. Elle avait des problèmes plus urgents, et s’il voulait discuter avec elle, ils auraient tout le temps dans les jours à venir, si elle n’avait pas trop honte pour le revoir. Car au fur et à mesure qu’elle se concentrait pour chercher son téléphone, des images de la soirée d’hier revenaient sans cesse, des images qui la faisaient petit à petit mourir de plus en plus de honte. Elle aurait continué à se concentrer sur ces images si elle n’avait pas commencé à attendre le rire qui sortait de la gorge de Jesse. Lentement alors, se stoppant dans tous les gestes qu’elle pouvait faire l’instant d’avant, elle releva un regard noir et assassin vers lui. Le genre de regard que vous ne voudriez pas recevoir en temps normal car avec Prisca, vous ne sauriez jamais à quel sauce elle pourrait vous manger. Jesse dût rapidement comprendre que ce n’était vraiment pas le moment car il stoppa son rire aussi rapidement qu’il avait commencé. « Pardon mais… »« Jesse Stevens, si tu tiens à ta vie, je te conseille d'arrêter de te moquer de moi. » La voix de Prisca était sèche et sans appel, s’il ne se calmait pas elle mettrait réellement ses menaces à exécutions, elle n’était pas d’humeur à jouer, réellement. Elle abaissa rapidement l’index qu’elle avait monté vers le visage du jeune homme pour le menacer, lorsqu’il reprit la parole, se contenant de rire - il devait avoir rapidement compris l’enjeu de la situation. « Bon écoute, assied-toi. Mange un morceau, moi je me charge de t’appeler un taxi. » La jeune femme leva les yeux au ciel mais se laissa faire. Après tout, ce n’était pas tout à fait une mauvaise idée. Même si elle savait qu’elle n’allait pas tarder à déjeuner, elle ne tiendrait pas forcément jusque là son estomac criant déjà famine. Cependant, la première chose que Prisca avala fut les deux aspirines posés à côté de sa tasse de café. Jesse venait de remontre un cran dans son estime du moment. Le café fut la chose sur laquelle elle jeta son dévolu par la suite. Au moins, à défaut d’avoir la tête pour le prouver, elle serait plus ou moins réveillée grâce au café. « Mange, le taxi arrive d’ici un petit quart d’heure » Prisca leva les yeux au ciel. S’il y avait bien quelque-chose qui l’énervait au plus haut point, c’était qu’on lui dicte sa vie. Elle avait toujours fait partie de ces femmes indépendantes qui pour rien au monde se laisseraient dicter par un homme. Et pourtant, régulièrement, Jesse essayait. Elle ne comprenait pas pourquoi elle continuait de le cotôyer - elle était beaucoup trop énervée contre elle même en ce moment même, par rapport aux événements de la veille, pour contrôle son flot de pensées qui étaient plus que déplacées. « Je suis pas une enfant, Jesse, j’aurai pu m’en charger. » Et pour venir contredire ses paroles, une mine boudeuse vint s’afficher sur son visage alors qu’elle finissait de manger rapidement ses toasts. Il restait encore une petite dizaine de minutes avant que le taxi ne soit là, mais elle avait besoin de prendre l’air. L’ambiance dans l’appartement était tellement étrange qu’elle ne pouvait plus la supporter plus longtemps. De là où elle était assise, elle pouvait maintenant voir qu’elle avait simplement déposé son sac à l’entrée de l’appartement. Descendant du tabouret de la cuisine, elle alla le prendre, enfilant par la même occasion son manteau. Et là, elle ne pouvait pas partir comme ça, ça ne le faisait pas. Soupirant, elle s’adressa alors à Jesse qui se tenait toujours au milieu de l’appartement à la regarder. « Jesse… Merci, pour… Hier. Je te ramènerai tes fringues au boulot. Bonne journée… » Pour un au revoir froid, s’en était un, elle s’étonna d’ailleurs elle-même. Une moue presque désolée sur le visage, la jeune femme passa rapidement la porte d’entrée de l’appartement, se dépêchant de filer dans l’ascenseur et de rejoindre la rue pour pouvoir enfin respirer et aller prendre son taxi.


© Pando



 
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